Éducation

A Noisy-le-Sec, un surveillant violemment agressé, les professeurs en grève

Par Rémi Brancato, France Bleu Paris Région et France Bleu mardi 29 novembre 2016 à 20:18

Une banderole devant la cité scolaire Olympe de Gouges, à Noisy-le-Sec.
Une banderole devant la cité scolaire Olympe de Gouges, à Noisy-le-Sec. © Radio France - Rémi Brancato

Les professeurs des collège et lycée Olympe de Gouges de Noisy-le-Sec entament un 4e jour de grève ce mercredi. Depuis vendredi, ils demandent des renforts de surveillants (assistants d'éducation, AED), après l’intrusion d'un groupe qui a violemment agressé l'un d'entre eux et un élève.

Peut etre un 4e jour de greve a la cité scolaire Olympe de Gouges à Noisy le sec, qui compte un collège et un lycée général et technologique en Seine-Saint-Denis. Une majorité de professeurs a stoppé le travail vendredi, après une agression très violente à la cantine, partagée avec le lycée professionnel voisin, Théodore Monot. Une Assemblée générale est prévue ce mercredi matin pour décider de poursuivre ou non la grève.

Un groupe armé de matraques et de gaz lacrymogènes

Vendredi, pendant la pause déjeuner, un groupe est entré dans la cantine, armé "de gaz lacrymogènes et de matraques télescopiques", relate un élève de terminale témoin de la scène. Ils ont "passé à tabac" un élève qui était visé. Un surveillant qui tentait de s'interposer a aussi été violemment frappé et s'est vu prescrire 5 jours d'interruption totale de travail (ITT).

Un "groupe personnes armé de matraques et de gaz lacrymogènes" raconte Clémence Gardent, documentaliste

Selon les professeurs la situation a empiré depuis la rentrée. "Un élève est rentrée dans ma classe et qui a jeté un rétroprojecteur par terre" relate ainsi Lucile Neme, professeure de mathématiques au lycée. Un élève raconte aussi la "bagarre générale devant le lycée" il y a quelques semaines ou encore "des menaces de mort envers les professeurs". "Je ne suis pas apeurée, je suis plutôt déçue que nos élèves ne puissent pas venir au lycée sereinement", commente la professeure de mathématiques.

Les professeurs demandent des surveillants supplémentaires

Alors les grévistes demandent des postes d'AED, d'assistants d'éducation, supplémentaires. Selon Erhan Kadi, professeur de physique et représentant du syndicat SNES-FSU, depuis 3 ans les effectifs ont augmenté de "plus de 300 élèves sauf que derrière les moyens en vie scolaire n'ont pas été abondés". Selon lui, seul un poste d'AED a été ajouté à la cité scolaire. Les professeurs demandent aujourd'hui au moins 4 postes, deux au lycée, deux au collège.

Les professeurs sont en grève depuis l'agression. Rémi Brancato

Le rectorat de l'académie de créteil promet de rencontrer une délégation de professeurs très prochainement, dénonçant une situation de violences "absolument intolérable" estimant qu'il est "hors de question que les choses perdurent". La question des postes de surveillants sera sur la table, mais dans la mesure où des intrusions ont été constatées, ce ne sera pas la seule solution à l'étude. Le conseil régional a aussi été sollicité pour tenter d'améliorer les accès à l'établissement.

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