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Nombre d'enseignants : les gagnants et les perdants à la rentrée prochaine dans l'académie de Toulouse

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Par , France Bleu Occitanie
Midi-Pyrénées, France

Les chiffres ne sont pas officiels, mais le comité technique académique cette semaine a permis aux syndicats de voir en détail de la répartition des postes d'enseignants, département par département. En second degré, hors dispositif particulier, les collèges devront rendre des heures d'enseignement.

Les classes à 12 en CP/CE1 ont absorbé l'essentiel des postes supplémentaires en Haute-Garonne.
Les classes à 12 en CP/CE1 ont absorbé l'essentiel des postes supplémentaires en Haute-Garonne. © Radio France - Bénédicte Dupont

Dans le premier degré, il avait déjà été annoncé en décembre que l'académie compterait 89 postes de plus. Pour la maternelle et le primaire, les chiffres sont assez faciles à analyser. Chaque poste en moins est en substance une classe qui ferme. Voici le détail en équivalent temps plein (ETP) dans chaque département : 

Les gagnants : la Haute-Garonne (+130), le Tarn (+3), le Tarn-et-Garonne (+2).

Les perdants : le Lot (-17), les Hautes-Pyrénées (-11), l'Aveyron (-10), l'Ariège (-7) et le Gers (-2).

Il reste un poste de professeur d'écoles qui sera affecté en plus à l'office public de la langue occitane dans le Tarn-et-Garonne.

Il ne s'agit pas d'opposer la Haute-Garonne aux départements ruraux. Dans le Lot, nous perdons 360 élèves et 17 postes. Dans l'académie de Bordeaux, le département voisin de la Dordogne va perdre 650 élèves et seulement 9 postes. Le problème, c'est la gestion de notre académie. — Céline Sompayrac, co-secrétaire départemental Snuipp 46

Dans le Lot, neuf écoles à classe unique ont fermé l'an dernier. Mais paradoxalement, même en creusant dans leurs effectifs, le département a toujours le meilleur taux d'encadrement de l'académie, avec le Gers, l'Ariège et les Hautes-Pyrénées. Par ailleurs, le ratio régional va même s'améliorer, autour de 5,43 enseignants pour 100 élèves. "Attention, ce chiffre est biaisé par la réforme des CP/CE1 à 12 qui fait baisser la moyenne artificiellement", rappelle Franck Calmels, le secrétaire départemental  SE-Unsa pour la Haute-Garonne.

Les effectifs dans les collèges rognés alors que le nombre d'élèves augmentera

Dans le second degré, les chiffres bruts sont moins parlants. L'académie annonce l'équivalent de 51 heures-postes supplémentaires pour la rentrée prochaine. Mais à la loupe, ça n'est pas aussi simpliste. Ces 51 postes qui représentent la dotation ministérielle, sont largement "mangés" par les nouveaux Bac Pro et BTS créés ces trois dernières années et dont il faut financer la première, la seconde et la terminale. Les suivis de scolarité et nouvelles formations prennent déjà presque 45 heures-postes. S'ajoute à cela cette année une politique volontariste de l'académie dans les collèges à l'égard des ULIS pour accompagner les enfants handicapés, et des UP2EA pour les enfants de migrants, non francophones, pour lesquels sont prévus 40 postes. "Sauf que le Ministère n'a pas prévu autant de postes. Pour financer sa politique ambitieuse de formation en lycée et sa politique à l'égard des enfants aux besoins particuliers, l'académie est obligée de rogner sur l'ordinaire, le collège", explique Antoine Loguillard, pour l'Unsa-Education. Ainsi,  à part dans le Tarn-et-Garonne, tous les collèges de l'académie devront rendre des postes. Un paradoxe, puisque si le nombre de lycéens doit rester stable en 2018, les collégiens eux seront 1.700 de plus.

C'est une double lame : celle du ministère n'a pas donné assez de moyens pour accompagner la hausse démographique en collège; et la lame de la rectrice qui mène une politique ambitieuse dans certains domaines alors qu'elle n'en a pas les moyens — Antoine Loguillard, secrétaire acédémique Unsa-Education

Au regard des effectifs, département par département, la Haute-Garonne portant 80% de la hausse démographique, ce sont les départements ruraux qui feront l'effort : le Lot, le Gers et les Hautes-Pyrénées perdront des heures-postes dans le second degré. C'est le Tarn-et-Garonne qui en gagnera le plus, devant la Haute-Garonne. "On ne peut pas fermer de classe dans les collèges, donc dans nos départements, ce sont les "gros" établissements des villes qui rendent des heures, à Cahors, à Figeac", explique Yves Françoise, secrétaire Snes-FSU dans le Lot.

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