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Éducation

Normandie : avec son bus, l'Armée de Terre part à la conquête des bacheliers technologiques

mercredi 16 mai 2018 à 5:55 Par Valentine Joubin, France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure)

Un "job truck" de l'Armée de Terre fait étape dans 15 lycées technologiques de l'Eure et de la Seine-maritime, du 14 au 26 mai. Près de 350 emplois sont à pourvoir, cette année, pour ces futurs mécaniciens, soudeurs ou informaticiens.

L'adjudant-chef Sébastien, vient recruter de futurs mécaniciens, soudeurs ou encore techniciens informatiques, des métiers très recherchés
L'adjudant-chef Sébastien, vient recruter de futurs mécaniciens, soudeurs ou encore techniciens informatiques, des métiers très recherchés © Radio France - Valentine Joubin

Les Andelys, France

Si la police nationale recrute au printemps, l'Armée de Terre, elle, cherche de nouvelles recrues toute l'année. En Seine-Maritime et dans l'Eure (sur le territoire de l'ex Haute-Normandie) ce sont près de 350 personnes qui devraient être embauchées en 2018. Après avoir sillonné l’île de France, un "job truck"(camion de l'emploi) fait étape dans quinze lycées normands, du 14 au 26 mai, pour séduire les jeunes bacheliers technologiques.

Le profil de mécanicien, très recherché

"Vous avez de l'expérience en mécanique? Moi, je peux vous faire rentrer dans l'armée en tant que mécanicien auto!", face à des adolescents un peu timides, l'adjudant-chef Sébastien, déborde d'énergie. Ce conseiller du centre d'information et de recrutement (CIRFA) d'Evreux n'a pas choisi le lycée technologique Jean Moulin des Andelys, dans l'Eure, par hasard. "Tous les bacs STI2D (sciences et technologie de l'industrie ça nous intéresse pour tout ce qui est maintenance. On peut proposer des formations de mécanicien avionique, des postes dans l'informatique, la transmission. Il y a de grosses demandes".

On se fait de vrais amis, des amis en or

Dylan, élève de première en chaudronnerie, se verrait bien soudeur dans l'armée : "Je veux aller sur le Charle-de-Gaulle, souder les rafales!". C'est en parlant avec son oncle qu'il a eu envie de s'engager "Il a fait cinq ans dans l'armée. Il m'a dit c'est bien, on se fait de vrais amis, des amis en or". Mais avant de se faire des copains pour la vie, il faut déjà réussir les examens physiques et psychiques, et suivre au moins un an de formation à l'école nationale des sous-officiers à Saint-Maixent-l'Ecole, dans les Deux-Sèvres.

Le "job truck" de l'Armée de Terre fait étape dans 15 lycées normands, du 14 au 26 mai - Radio France
Le "job truck" de l'Armée de Terre fait étape dans 15 lycées normands, du 14 au 26 mai © Radio France - Valentine Joubin

Vigipirate et Sentinelle : le quotidien pas toujours facile des militaires

"C'est pour pouvoir diriger quand même un peu, faire un métier où il y a de l'action", Thomas, lui aussi en classe de première, est tenté par la carrière militaire. Mais l'adjudant-chef Sébastien, tient à le mettre en garde, le quotidien d'un sous-officier c'est "beaucoup d'opérations Sentinelle et de Vigipirate". Des patrouilles "de 20 kilomètres par jour devant les gares et les aéroports. Avec deux missions par an c'est quasiment quatre mois sans rentrer à la maison. C'est pas toujours facile".

En devenant sous-officier, les bacheliers normands ont, au moins, la garantie de signer un CDD de 5 ans renouvelable, de toucher un salaire net d'environ 1.300 euros nets par mois, sans compter les primes de mission, et la possibilité d'être logés par l'Armée de Terre.