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Éducation

Pour les spécialistes de la petite enfance, "nous faisons vivre à nos enfants un rythme effréné"

lundi 6 mars 2017 à 18:55 Par Emilie Pou, France Bleu Belfort-Montbéliard

Une formation inédite a eu lieu ce lundi à Offemont. Sous l'impulsion des services de l'Etat, des parents, enseignants, animateurs et élus se sont réunis pour évoquer la journée "marathon" de nos enfants et tenter d'y remédier.

Un enfant passerait onze heures en moyenne en collectivité.
Un enfant passerait onze heures en moyenne en collectivité. © Getty

Offemont, France

C'était une première dans le Nord Franche-Comté. La direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations a organisé ce lundi une formation autour du rythme de l'enfant et de sa journée "marathon". Pour la première fois, étaient réunis à La Clé d'Offemont tous les corps de métier qui s'occupent d'un enfant tout au long d'une journée: instituteurs, animateurs de périscolaire, parents, élus. Le but: travailler ensemble, créer du lien entre tous ces adultes pour permettre à l'enfant de mieux gérer cet emploi du temps surchargé.

L'enfant est en relation chaque jour avec quinze adultes référents

"Nos enfants ont un rythme effréné" explique ainsi Estelle Ménissier, conseillère d'éducation populaire et de jeunesse, "on ne se rend pas forcément compte, mais ils n'ont pas les mêmes capacités que nous pour supporter tout ce bruit et tout ce mouvement". "En moyenne" ajoute Gisèle Henriot, la formatrice, "un enfant passe onze à douze heures en collectivité et il est en lien avec quinze adultes référents différents dans une journée, chaque adulte lui demande le meilleur de lui même, le sollicite, sans qu'il puisse respirer". "L''idée c'est de mieux coordonner les actions de chacun, travailler tous ensemble autour de l'enfant, et non pas le contraire".

Ils ont le droit parfois de ne rien faire"

Un processus dans lequel les parents ont un rôle à jouer selon Catherine, maman d'un enfant scolarisé à Danjoutin et qui participait à la formation: "il faut que nous prenions conscience que nos enfants ont besoin parfois de ne rien faire, on ne s'en rend pas forcément compte car nous aussi nous avons des rythmes effrénés"". Géraldine, elle aussi est convaincue. Elle gère une structure de loisirs à Danjoutin, mais, selon elle, ce n'est pas forcément évident sur le terrain: "C'est compliqué à mettre en oeuvre, les engagements et les emplois du temps de chacun ne le permettent pas tout le temps".

La discussion, en tout cas, devrait se poursuivre. Un deuxième jour de formation est prévu le mardi 14 mars.