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"Nous nous réservons le droit de ne pas ouvrir" : les chefs d'établissements craignent la reprise de l'école

La reprise de l'école le 11 mai suscite de grosses interrogations en France. Christelle Kauffmann, secrétaire académique du SNPDEN pour l'académie de Toulouse était notre invitée ce lundi matin. Pour elle, si les conditions ne sont pas réunies, certains établissements ne rouvriront pas.

Illustration.
Illustration. © Maxppp - PHOTOPQR/L'EST REPUBLICAIN/MAXPPP

Christelle Kauffmann, secrétaire académique du Syndicat National des Personnels de Direction de l'Education Nationale (SNPDEN), avoue ne pas être "confiante" quant à la réouverture des établissements. Les proviseurs et principaux attendent les annonces du Premier Ministre ce mardi à l'Assemblée Nationale. 

France Bleu Occitanie : est-ce jouable d'être prêt partout le 11 mai ?

Christelle Kauffmann : On n'est pas vraiment confiants sur cette questions, clairement. Les personnels de direction vont être au premier rang et notre responsabilité est engagée.

Vous attendez du plan de déconfinement du Premier Ministre ?

Nous attendons un cadre sanitaire national assuré. Nous avons pris connaissance de la note du conseil scientifique mais ce sont des conditions sanitaires minimales qui sont  indiquées et nous ne savons pas si le Premier Ministre va les reprendre. Nous ne sommes pas experts sur les questions sanitaires mais nous savons sur le terrain si elles sont réalisables. Et des inconnues subsistent. Les collectivités territoriales doivent aussi prendre leur part. Notamment en ce qui concerne le matériel.

"Sans les ressources humaines et le cadre sanitaire, le scénario pédagogique ne peut pas être pensé"

Prise de température des élèves, nettoyage des établissements, savez-vous qui va pouvoir gérer tout ça ?

Non, nous n'avons pas de réponse. Il y a juste les collectivités territoriales qui commencent à nous écrire. La Région nous a dit qu'elle fournirait masques, gants et gels pour tous les lycées. C'est une première garantie mais ça ne résout pas tous les problèmes. Nous avons besoin de savoir quelles seront les ressources humaines. Pas simplement en agents, mais aussi en enseignants, en CPE, en personnels administratifs. Il faut que nous ayons des personnels. Nous attendons du rectorat un protocole de reprise pour les personnels fragiles et qui ne pourront pas être parmi nous. Par ailleurs, la question des personnels dont les enfants ne pourront pas aller à l'école doit être réglée. Tant qu'on n'a pas les ressources humaines et le cadre sanitaire, le scénario pédagogique qui suivra ne peut pas être pensé pour le moment.

Vous auriez préféré une reprise en septembre, comme le préconise le Conseil scientifique ?

L'école a un vrai rôle à jouer. L'école est importante. Les personnels de direction sont pour la reprise mais elle doit se faire à petits pas. Quand on entend que des niveaux entiers doivent reprendre, cela nous parait ambitieux. Il ne faut pas mettre en danger la vie des élèves.

Si les conditions ne sont pas réunies le 11 mai, vous ferez quoi ?

Nous nous réservons le droit de ne pas ouvrir nos établissements, soyons très clairs. Nous consulterons des instances autour de nous, les conseils d'administrations, les commissions hygiène et sécurité... C'est le chef d'établissement qui répond de la sécurité des biens et des personnes. Il décidera. Peut-être que localement il ne sera pas possible de rouvrir.

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