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"On nous prive de liberté" : des parents manifestent pour défendre l'école à la maison à Valence

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Par , France Bleu Drôme Ardèche

Plus d'une centaine de parents se sont rassemblés vendredi après-midi à Valence (Drôme). Ils sont venus pour défendre l'IEF (l'Instruction En Famille). Des parents qui s'inquiètent du projet de loi contre les séparatismes du gouvernement, qui veut limiter le droit de faire l'école à la maison.

Ils sont près de 50 000 en France à avoir choisi l'instruction à la maison.
Ils sont près de 50 000 en France à avoir choisi l'instruction à la maison. © Radio France - Claire Guédon

Rassemblés devant l'Inspection Académique à Valence, ces parents défendaient le droit de choisir l'Instruction En Famille (IEF) pour leurs enfants. Ils se mobilisent alors que le projet de loi contre les séparatismes sera présenté le 9 décembre à l'Assemblée nationale. Le texte prévoit, entre autres, de limiter l'accès à l'instruction à domicile aux impératifs de santé uniquement. Un moyen de s'assurer qu'aucun enfant ne tombe dans la radicalisation islamiste.

"Le radicalisme et l'instruction à la maison n'ont rien à voir" - Chloé, mère en colère

Un terrible amalgame, selon Chloé : "On est en colère, on a l'impression d'être stigmatisés. Le radicalisme et l'instruction à la maison n'ont rien à voir". Cette mère de deux enfants a décidé de ne pas mettre son enfant en maternelle à la rentrée, elle lui fait l'école à la maison. "L'école n'est pas forcément adaptée à tous les enfants, donc c'est important de pouvoir garder cette possibilité", abonde-t-elle.

Des parents qui s'inquiètent pour leurs enfants

Cécile est venue de Grenoble pour défendre l'IEF. Ses deux enfants restent à la maison, ils ont subi du harcèlement à l'école et n'arrivaient pas à s'adapter. "On n'a pas envie d'arrêter, malheureusement si la loi nous l'oblige, on n'aura pas le choix", reconnait-elle. 

Il y a aussi Nathalie, elle n'a pas eu trop le choix en septembre, quand sa fille a dû porter un masque : "Elle ne le supporte pas, elle a des problèmes respiratoires." Alors Nathalie a déscolarisé sa fille, mais si elle ne peut plus lui faire école à la maison, "ça va devenir compliqué, il nous restera quoi ? La clandestinité ?" ironise-t-elle. 

Jérôme est venu de Grenoble pour exprimer son inquiétude.
Jérôme est venu de Grenoble pour exprimer son inquiétude. © Radio France - Claire Guédon

"On nous prive de liberté"

Des parents qui ont peur de cette "privation de liberté". Jérôme vient de Grenoble, il a choisi l'instruction à la maison il y a quatre ans : "On est heureux comme ça, mais là, on va nous priver de notre liberté." Pour lui, cette loi ne fait aucun sens, elle est même paradoxale : "Il n'y a aucun lien entre la radicalisation et le mode d'éducation."

Surtout que les contrôles se renforcent déjà d'année en année, d'après Jérôme. "Tous les ans il y a un contrôle de l'Inspection Académique, un contrôle tous les deux ans par la mairie, et depuis l'année dernière il peu y avoir des contrôles inopinés", explique ce père de famille. Lui, et d'autres parents présents, envisagent déjà de quitter la France si l'école à la maison devient impossible.

La députée de la Drôme, Célia de Lavergne, a d'ailleurs apporté son soutien à ces familles. Elle a envoyé une lettre au Premier ministre, Jean Castex, où elle défend cette liberté, elle écrit : "L'instruction en famille est un droit au même titre que l'instruction dans les écoles ou les établissements scolaires publics ou privés, et ce depuis 1882, avec la loi Jules Ferry".

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