Éducation

Nouveau vendredi de la colère pour les directeurs d'établissements scolaires en Côte-d'Or

Par Stéphanie Perenon, France Bleu Bourgogne vendredi 14 octobre 2016 à 3:00

Les vendredis de la colère, les chefs d'établissement sont présents mais ne répondent pas aux courriers et aux appels
Les vendredis de la colère, les chefs d'établissement sont présents mais ne répondent pas aux courriers et aux appels © Radio France - Stéphanie Perenon

C'est le quatrième vendredi de la colère, mouvement national lancé par Indépendance et Direction (FO). Ce jour-là pour dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail, les directeurs établissements scolaires ne répondent ni aux courriers électroniques ni aux appels de leur hiérarchie.

Chaque vendredi depuis un mois, Frédéric Scherrer, remet la même affiche sur la porte de son bureau au collège Gaston-Bachelard : ""Aujourd'hui je suis là pour vous sur mon temps libre !". Le proviseur de cet établissement dijonnais, participe ainsi au mouvement national lancé il y a presque un mois par le syndicat Indépendance et Direction dont il est aussi le secrétaire national.

Leur revendication , revenir au cœur de leur métier : la pédagogie

Le métier a beaucoup évolué ces dix dernières années dit le proviseur, " nos missions se sont accrues et nous rencontrons des difficultés d'ordre technique avec des applications qui ne sont pas du tout adaptées." Celui qui est à la tête du collège Bachelard depuis quatre ans, regrette d''être aujourd'hui" submergé d''enquêtes qui l'empêchent d'être au cœur de son métier, la pédagogie." Autre problème de taille pour le syndicat, il n'y a pas eu de revalorisation des directeurs(ices) depuis 2001.

Au collège Gaston-Bachelard, le proviseur Frédéric Scherrer participe aux vendredis de la colère - Radio France
Au collège Gaston-Bachelard, le proviseur Frédéric Scherrer participe aux vendredis de la colère © Radio France - Stéphanie Perenon

Un cri de colère de la profession

Alors pour protester contre ces tâches qui se sont multipliées et qu'ils jugent trop chronophages, chaque vendredi depuis un mois, les chefs d'établissement sont encouragés à ne pas répondre aux courriers électroniques ni aux appels de leur hiérarchie ; comprenez au Rectorat, à l'Inspection académique et ou aux collectivités territoriales). Le syndicat a obtenu un rendez-vous à la fin du mois au ministère de l'Éducation nationale.

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