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Éducation

Nouvelle journée de blocage à l'université de Pau

mardi 10 avril 2018 à 18:26 Par Maud Calves, France Bleu Béarn

Ce mardi matin, une soixantaine d'étudiants ont bloqué l'entrée de l'UFR de lettres de la faculté de Pau. Ils ont également instauré des "barrages filtrants" devant un amphithéâtre de l'UFR de droit. Un moyen de sensibiliser aux nouvelles méthodes de sélection dans l'enseignement supérieur.

Une soixantaine d'étudiants mobilisés devant l'UFR de lettres.
Une soixantaine d'étudiants mobilisés devant l'UFR de lettres. © Radio France - Maud Calvès

Pau, France

Devant l'UFR de lettres de la faculté de Pau, des poubelles cadenassées et une soixantaine d'étudiants. Ce mardi matin, ils se sont regroupés pour protester contre le système de sélection de la nouvelle plateforme d'inscription dans l'enseignement supérieur, Parcoursup. Il va désormais falloir inclure les diplômes et les appréciations des professeurs pour postuler à l'université. Un système jugé "discriminant" selon les étudiants. Ils se mobilisent également contre la réforme de l'université, la loi Vidal.

On appelle tout le monde à venir en assemblée générale, et notamment ceux qui ne sont pas d'accord avec nous - Célyane Baey, membre du bureau de l'UNEF

Depuis deux semaines et demie, les étudiants bloquent régulièrement l'entrée de la faculté de lettres. C'est l'UFR le plus mobilisé, mais ils ne sont qu'entre 50 et 150, sur un total de 8000 étudiants sur le campus. Ce n'est pas assez pour Célyane Baey, membre du bureau de l'UNEF : "c'est dommage. On appelle tout le monde à venir en assemblée générale, et notamment ceux qui ne sont pas d'accord avec nous. Le but du jeu c'est de débattre, de voter dans l'expression de la démocratie, mais avec les jeunes c'est compliqué de mobiliser. Mais chacun est libre d'organiser ces assemblées générales et si des gens qui sont contre les blocages viennent en assemblée générale et sont majoritaires, on arrêtera"

Celyane Baey, membre du bureau de l'UNEF à Pau.

La faculté de lettres était inaccessible.  - Radio France
La faculté de lettres était inaccessible. © Radio France - Maud Calvès

Un problème au niveau démocratique selon le président de l'UPPA

Du côté de l'administration, on déplore le manque d'accès aux cours pour les étudiants. D'autant plus que le nombre de manifestants reste très minoritaire. "150 étudiants sur 13 000 étudiants, c'est 1,2% des étudiants qui décident pour tout le monde, estime Mohammed Amara, président de l'UPPPA. Il risque tout simplement d'y avoir un problème au niveau démocratique. Pour l'instant je fais attention à ce qu'il n'y ai pas de dérapage et à ce que la vie démocratique à l'université puisse continuer. Si on dépasse un certain stade, je serai dans l'obligation de faire respecter le droit de tout un chacun d'étudier. Mais chacun a les contradictions qu'il peut et qu'il veut".

Mohamed Amara, président de l'université de Pau.

L'université a donc décidé de déplacer les cours de l'UFR de lettres vers l'IUT, dont les étudiants sont en vacances. Le comité de mobilisation de la faculté tiendra tout de même une assemblée générale mercredi matin, pour décider si oui ou non le blocage continue.  Mais elle semble s'essouffler, comme le constate Celyane Baey : "En déplaçant les cours, on voit clairement que l'administration se fiche de la mobilisation. On commence aussi à se mettre des étudiants à dos, alors qu'ils étaient au départ favorable à la mobilisation".