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Dossier : Coronavirus Covid-19

Déconfinement en Occitanie : les 6èmes et 5èmes reprennent le chemin du collège ce lundi matin

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Par , France Bleu Occitanie

Après les écoles maternelles et élémentaires la semaine dernière, c'est au tour des collèges de rouvrir à partir de ce lundi matin, pour les 6èmes et les 5èmes. L'organisation se fait au cas par cas, selon les établissements.

Les collégiens de 6ème et 5ème retrouvent leurs professeurs ce lundi matin
Les collégiens de 6ème et 5ème retrouvent leurs professeurs ce lundi matin © Maxppp - Frédéric LECOCQ

Retour au collège ce lundi matin pour les 6e et les 5e de notre région. Tous les collèges de l'académie rouvrent leurs portes, mais pas tous les jours. L'organisation se fait quasiment au cas par cas, selon la possibilité des établissements de respecter l'exigeant protocole sanitaire imposé aux services de l'éducation nationale. 

Trois quarts des professeurs en moyenne devraient être présents à partir d'aujourd'hui, avec cependant des grosses différences selon les établissements. Dans certains collèges, 15% seulement des enseignants reviennent pour assurer des cours face aux élèves ; dans d'autres, plus de 90% vont être là. La date de reprise des 4e et 3e sera décidée à la fin du mois. 

Les élèves qui rentrent cette semaine vont découvrir un tout autre emploi du temps. Ceux qui n'ont qu'une heure de cours aujourd'hui et deux demain, par exemple. Ceux qui vont y passer toute la journée, aujourd'hui, mais qui laisseront ensuite leur place jusqu'à une prochaine. Carine Rios est professeur d'espagnol au collège Paul Rambaud à Pamiers (Ariège). Elle assure que c'était la solution pour les accueillir tous dans les meilleures conditions : "Vu la configuration des locaux, le peu de robinets et le fait que les enfants doivent souvent se laver les mains, on n'aurait pas pu mettre en place le protocole s'ils arrivaient tous en même temps". 

Isabelle Ricardeau est elle aussi enseignante d’espagnol, au collège Elisabeth Badinter à Quint-Fonsegrives (Haute-Garonne). Ce matin elle retrouve ses élèves de 5e et elle a dû adapter ses cours à la situation : "J'ai imaginé des activités qui ne demandent pas aux élèves d'aller au tableau ou de leur distribuer des photocopies. J'ai donc prévu un diaporama sous forme de jeu. Il faut varier les activités puisque mes cours durent désormais 2h, pour limiter les déplacements, au lieu de 55 minutes". 

30% des élèves ont décroché sur l'ensemble du second degré 

Gros regret du SNES-FSU, le syndicat majoritaire chez les enseignants dans le secondaire : l'organisation telle qu'elle est mise en place ne va pas rattraper les décrocheurs comme cela avait été avancé dans un premier temps. Le SNES-FSU assure que plus de 30% des élèves ont décroché sur l'ensemble du second degré et que ça monte à 60-70% si on ne prend en compte que les lycées professionnels. On est plus dans une logique d'accueil des élèves que dans une logique de scolarisation déplore Pierre Priouret, le secrétaire général dans l'académie de Toulouse du SNES-FSU : "Les enseignants sont là pour aider les élèves à faire les devoirs qu'ils ont déjà reçus à distance. Cela pourrait s'entendre pour des élèves décrocheurs, mais ce n'est pas la réalité des élèves que l'on va accueillir". 

Autre contrainte au collège qui pourrait créer des injustices : celle de venir masqué, le masque est obligatoire à l'école dès 11 ans. La règle qui doit s'appliquer : c'est qu'un élève non masqué se verra refuser l'entrée, explique le secrétaire général académique du SNES-FSU

Des parents soulagés, d'autres un peu moins

A Lherm (Haute-Garonne), la famille Roches se réjouit de cette reprise des cours. Laurence a aidé son fils Tim Elliot à faire ses devoirs à la maison. Il est élève en 6ème au collège Flora Tristan. S'improviser professeur n'a pas été simple pour la maman : "Chacun son métier. Les profs ont des méthodes que nous parents, nous n'avons pas. Je n'ai pas hésité une seconde à renvoyer mon fils au collège". Tim Elliot, lui, s'est dit impatient de retrouver ses camarades, bien qu'un peu frustré de ne pas pouvoir trop s'en approcher.

Quant à Léon, élève au collège Saint Joseph à Lectoures (Gers), il ne reprendra pas le chemin des cours avant le mois de septembre. Pour sa maman, Emma, qui peut le garder à la maison, c’est encore trop risqué dans ce contexte : " Ça me fait peur. Ça n'en valait pas la peine pour le peu de semaines de cours qu'il reste. Finalement travailler par internet, c'est une nouvelle expérience". 

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