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Éducation

Orléans : le parcours du combattant des étudiants en STAPS

jeudi 6 septembre 2018 à 5:05 Par Cyrille Ardaud, France Bleu Orléans

Dans l'académie Orléans-Tours, la filière STAPS (les études de sport) est la plus demandée. Près de 3000 candidats pour seulement 570 places. Et avec la nouvelle plateforme Parcoursup, certains étudiants ont appris au dernier moment qu'ils étaient finalement admis.

La filière STAPS est la plus demandée dans l'académie Orléans-Tours
La filière STAPS est la plus demandée dans l'académie Orléans-Tours © Radio France - Cyrille Ardaud

Orléans, France

Les étudiants en STAPS (la filière sport) ont fait leur rentrée ce mercredi à Orléans. Dans le même temps, la phase principale de la plateforme Parcoursup prenait fin. C'est avec ce site internet que les bacheliers font désormais leurs vœux de formations et d'études supérieures.

Les personnes qui avaient accepté une proposition mais espérait mieux ont donc dû faire un choix : s'inscrire là où ils étaient pris ou candidater dans d'autres formations avec une procédure complémentaire. Cela permettra de libérer des places, et peut-être trouver une solution pour les quelques 180 bacheliers de la région Centre toujours sur le carreau.

Filière STAPS, filière en tension

En tout cas, ce ne sera pas en filière STAPS. C'est la plus demandée de l'académie Orléans-Tours avec 2.900 candidatures pour seulement 570 places disponibles. Et avec la nouvelle plateforme Parcoursup, certains étudiants ont découvert au dernier moment qu'ils étaient admis. 

C'est par exemple le cas de Kéraine. Il voudrait devenir professeur de sport ou coach sportif. Alors cette filière est inévitable pour lui. Mais il y a quelques mois, quand il a vu sa place dans la file d'attente il a bien failli abandonner son rêve : "J'étais 1500eme sur liste d'attente. Alors j'avais prévu d'aller faire une école de gendarmerie sur Tours. J'avais trouvé un appartement. Au final je me suis réorganisé, j'ai trouvé un appartement à la dernière minute à Orléans."

"Je n'étais pas du tout angoissé par la situation"

Kéraine a eu un peu moins d'un mois pour se retourner, mais tout le monde n'a pas eu autant de temps. Quentin a appris qu'il était admis en STAPS quelques jours avant la rentrée : "C'était il y a une semaine. J'ai accepté directement et le lendemain je suis parti m'inscrire sur Orléans avec mon père. Je n'étais pas du tout angoissé par la situation, je ne suis pas quelqu'un de stressé."

Si Quentin n'a pas été accepté plus tôt, c'est notamment à cause de son dossier scolaire, confie-t-il : "En gros, je suis trop dissipé en cours, et je parle trop ! Les notes ça passe : environ 12 de moyenne je dirais." 

"C'est allé plutôt vite pour moi"

Car c'est l'une des nouveautés avec la plateforme Parcoursup : les étudiants ne sont plus tirés au sort mais choisis sur dossier. Celui de Marianne était plutôt bon, elle a eu d'autres propositions de formations. Mais elle voulait vraiment STAPS, qu'elle a finalement obtenu au bout d'un mois d'attente : "Le premier jour, quand j'ai vu que j'étais 450eme, je me disais que je ne serais jamais prise. Et en fait c'est allé plutôt vite pour moi."

L'UNEF demande plus de financements

Mais ce flou qui entoure les semaines avant la rentrée de STAPS, c'est précisément ce qu'aimerait éviter l'UNEF, le principal syndicat étudiant. Jonathan Bruneau en est le président à Orléans : "Il faudrait un financement supplémentaire pour la filière STAPS pour accueillir le plus de jeunes possible. Il ne faut pas non plus oublier le travail d'orientation au lycée, pour accompagner les futurs bacheliers."

N'empêche que ces cafouillages ont toujours existé autour de cette filière. Les candidats sont très nombreux, et l'académie essaie peu à peu d'augmenter le nombre de places disponibles. Il est désormais possible de choisir cette voie à  Bourges (soixante places), et une trentaine d'étudiants supplémentaires sont accueillis cette année à Orléans. Il y aura sans doute toujours des déçus. 

"Parcoursup c'est plus juste pour les bons élèves"

Gatien est en deuxième année de STAPS à Orléans. Lui a été tiré au sort, alors il trouve que Parcoursup est un peu plus juste : "Le tirage au sort, c'était que de la chance. Dans ma promo il y en avait qui venait de BAC Pro et qui avait forcément un peu de retard. Il n'avait pas vu les mêmes choses que nous au lycée. J'ai des amis qui n'ont pas été acceptés alors qu'ils avaient de meilleures notes que moi. Forcément Parcoursup c'est plus juste pour les bons élèves."

En un an, le nombre de candidats en STAPS dans l'académie Orléans-Tours a doublé. Mais le rectorat précise que ce n'est pas vraiment comparable car il est désormais possible de candidater dans une autre académie que celle où on a fait son lycée. Dans notre région pour la filière STAPS, 330 personnes sont encore sur la liste d'attente : moins d'une trentaine de places sont disponibles.

"Filière STAPS, filière en tension" c'est l'objet du décryptage de France Bleu Orléans à retrouver à 7h18 et en podcast.

Réécoutez le reportage de France Bleu Orléans