Éducation

Orléans/Tours : trop d'étudiants boursiers, les services du CROUS sont débordés

Par Eric Normand, France Bleu Orléans et France Bleu Touraine mardi 22 septembre 2015 à 15:24

Le CROUS d'Orléans-Tours est débordé
Le CROUS d'Orléans-Tours est débordé © Max PPP - Thierry Bougot

C'est une première sur les campus d'Orléans et de Tours. Le Service des Bourses du CROUS a fermé lundi son accueil physique pour une durée de 10 jours. Il s'agit de faire face à une forte augmentation des demandes. 19% de dossiers en plus ont été déposés.

Les campus d'Orléans et de Tours n'avaient jamais vu ça. Le service des Bourses du CROUS a fermé lundi son accueil physique. Il n'y a plus personnes pour aider et accueillir les étudiants. La fermeture du service dure 10 jours. Le CROUS connaît une forte augmentation des demandes de bourses. Cette année, 32 000 dossiers ont été déposés, c'est un chiffre en hausse de 19%. Du coup le service du Dossier social étudiant, qui compte 12 personnes à temps plein (réparties sur Orléans et Tours), est saturé.

Plusieurs raisons à cela : "notre campagne d'information pour les étudiants a duré plus longtemps que d'habitude. Du coup, nous avons encore des dossiers tardifs de jeunes qui sont en réorientation où dont la situation a changé pendant l'été"  analyse Isabelle Nicoleau-Legendre, la Directrice du CROUS d'Orléans-Tours et d'ajouter "nous devons aussi cette année pour la première fois gérer les bourses de l'agriculture depuis le mois de mai. Nous n'avions pas connaissance du volume que cela représentait! Il y a également des gens qui nous appelle au standard téléphonique, ce qui créé un phénomène d'engorgement. Il est préférable que le service soit fermé, le personnel est ainsi focalisé sur l'instruction des dossiers."

Explications d'Isabelle Nicoleau-Legendre au micro de François Guéroult

Le service rouvrira son accueil physique le jeudi 1er octobre. L'Université d'Orléans-Tours comptait l'an passé 19 000 boursiers. Avec cette fermeture, le CROUS reprend à son compte une pratique déjà expérimentée par la Caisse des Allocations Familiales qui dans le Loiret a déjà fermé son accueil quelques jours en raison d'un surcroît d'activité en 2011 et 2013.