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Éducation

Parcoursup : 99% des candidats ont eu une proposition d'affectation en Nouvelle-Aquitaine

lundi 10 septembre 2018 à 15:24 Par Thomas Coignac, France Bleu Gironde

Après la première phase d'affectation des candidats de Parcoursup, achevée le 5 septembre, 747 d'entre eux (sur plus de 62 000) n'ont pas eu de proposition d'affectation, après le passage de leur dossier devant une commission. Certains dossiers restent encore à traiter jusqu'à fin septembre.

1% des elèves restent sans affectation en Nouvelle-Aquitaine.
1% des elèves restent sans affectation en Nouvelle-Aquitaine. © Maxppp - Illustration Maxppp

Bordeaux, France

"Parcoursup ne mérite pas toutes les critiques qui lui sont adressées", a martelé Olivier Dugrip, le recteur de l'académie de Bordeaux, dans une conférence de presse, ce lundi. Et, si 747 dossiers sont toujours en suspens, ils ne représentent que 1,19% que ceux qui avaient été déposés dans la Région. 

Alors que 62 750 élèves avaient candidaté en Nouvelle-Aquitaine (académies de Bordeaux, Limoges et Poitiers), la première phase, entre le 22 mai et le 5 septembre a accouché de 1 194 "mécontents". Ceux-ci, qui n'avaient reçu que des réponses négatives ou étaient sur la liste d'attente, ont saisi la commission d'accès à l'enseignement supérieur, qui a ré-examiné leur cas. Cette commission a fait des propositions à 447 d'entre eux, qui l'ont accepté "dans leur très grande majorité", explique le rectorat. 

Reste donc les dossiers de 747 élèves. 194 doivent encore être traités par cette fameuse commission. Et, pour les autres, Parcoursup n'a pas pu répondre à leurs attentes. Certains d'entre eux se sont orientés vers des filières hors Parcoursup (Sciences Po, écoles de commerce...).

C'est par exemple le cas d'Ariane, qui nous expliquait sa situation, le 27 août dernier sur France Bleu Gironde.

Elle a obtenu un bac littéraire en juin au Lycée Montaigne, à Bordeaux. Elle avait demandé un BTS tourisme. Toujours sur liste d'attente, elle a finalement décidé de suivre cette formation dans un établissement privé. "Je suis passé en commission, on m'a proposé une solution qui ne m'intéressait pas du tout, à savoir une fac à Pau. J'ai préféré sortir de ça, et décider par moi-même".

Les autres, eux, sont toujours sans solution. Parcoursup se poursuit jusqu'au 21 septembre, date de clôture de la phase complémentaire, qui recense toutes les places encore disponibles dans les études supérieures.

A Bordeaux, STAPS et psycho toujours sous tension

Evidemment, tous les élèves qui ont eu une affectation n'ont pas toujours eu celle qu'ils visaient en priorité. Mais, comme le système Parcoursup, ne leur demandait pas de classer leurs vœux par ordre de préférence... Cela a en tout cas crée une forte augmentation du nombre de vœux. Exemple à l'université de Bordeaux, pour la licence Langues Etrangères Appliquées (LEA), spécialité Anglais-Espagnol. L'an dernier, avec APB, il y avait eu 464 demandes pour 420 places. Cette année, avec Parcoursup, il y en a eu... 2 300. 

A l'université de Bordeaux, ce sont toujours les licences Staps, psychologie, et sociologie qui présentent des listes d'attente importantes. Alors que dans le même temps, il reste 1 200 places vacantes, notamment sur les licences de médecine, histoire, sciences et technologies, ou encore les antennes d'Agen et de Périgueux. Alors, on pourrait se dire que rien n'a vraiment changé, entre APB et Parcoursup, que les élèves ne sont pas mieux répartis. 

"Oui mais les étudiants que nous avons là, ont été sélectionnés et non plus tirés au sort, rétorque Manuel Tunon de Lara, le président de l'Université de Bordeaux". Qui veut tirer un bilan plus complet dans trois ans, lorsque cette génération arrivera au niveau licence. Pour voir si ses taux de réussite sont plus élevés que ses devancières.