Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Éducation

Parcoursup : le gouvernement répond à la major du bac qui affirme qu'elle n'a été acceptée nulle part

dimanche 8 juillet 2018 à 11:44 Par Viviane Le Guen, France Bleu

La jeune polynésienne major du bac, à l'origine d'une nouvelle polémique sur Parcoursup, a "refusé plusieurs propositions" dans les établissements où elle avait postulé selon le ministère qui a publié un communiqué samedi soir. Elle expliquait qu'elle ne savait toujours pas où étudier à la rentrée.

Ranitea Gobrait, le 6 juillet 2018, à Papeete, en Polynésie française.
Ranitea Gobrait, le 6 juillet 2018, à Papeete, en Polynésie française. © AFP - Mike LEYRAL

Elle a "refusé plusieurs propositions" dans les établissements où elle avait postulé selon le ministère de l'Enseignement supérieur. 

Dans un communiqué publié samedi soir, la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a réagi aux propos polémique d'une jeune polynésienne major du bac dans l’archipel, qui expliquait qu'elle ne savait toujours pas où étudier à la rentrée.

"Il ressort de la situation de cette bachelière, que celle-ci a reçu et refusé plusieurs propositions d’admission, notamment dans des classes préparatoires de grandes écoles qu’elle avait appelé de ses vœux, à Paris" peut-on lire dans le communiqué.

"L'accompagnement" de Parcoursup et du rectorat

Ranitea Gobrait, qui a décroché son bac avec 20,32 de moyenne au terme de sa terminale S à Papeete, a affirmé samedi avoir été refusée dans tous les établissements parisiens dans lesquels elle a postulé, et être sur liste d'attente dans le lycée toulousain Pierre-de-Fermat pour une classe prépa d'ingénieurs. 

Une situation "aberrante" selon elle. "Je ne suis pas la seule dans ce cas : il y a beaucoup de bons élèves qui subissent le fait d'être à Tahiti. Les grandes prépas nous ont laissés de côté, nous les îles d'outre-mer (...) Je trouve que c'est dommage de nous fermer les portes comme ça, on devrait nous laisser notre chance" avait-elle regretté.

Sur place à Papeete, le directeur de la DGEE (direction générale de l'éducation et des enseignements), Thierry Delmas, a fait savoir à l'AFP que le choix de cette jeune fille "était un choix très ciblé d'établissements parisiens, bordelais, et aussi à Rennes. Et parmi ces choix-là, elle a été acceptée dans au moins un des lycées prestigieux de Paris", à Janson-de-Sailly."Elle a renoncé à la proposition d'un grand lycée parisien et a préféré s'inscrire à l'Université de la Polynésie en classe prépa scientifique", a-t-il ajouté.

Face à la polémique, Christophe Castaner, secrétaire d'Etat des Relations avec le Parlement et patron de La République en marche a invité cette nuit sur son compte twitter "ceux qui évoquent son cas", pour critiquer le nouveau portail d'entrée dans les études supérieures "Parcousup" notamment, à "se renseigner."

"Les équipes de Parcoursup et du vice-rectorat de Polynésie française se tiennent naturellement disponibles dans le cas où cette candidate solliciterait un accompagnement", a aussi précisé le ministère.

Championne de Polynésie du 800 mètres nage libre, Ranitea Gobrait a eu 20 sur 20 en philo, 20 en histoire, 20 en maths, 20 en physique-chimie, 20 en anglais, 20 en mandarin, 20 en espagnol, et 20 en natation.