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Éducation

Parcoursup : première réunion à Paris pour la commission qui repêche les recalés

mercredi 13 juin 2018 à 4:57 Par Rémi Brancato, France Bleu Paris

La CRAES, la commission régionale d'accès à l'enseignement supérieur, qui repêche les candidats malheureux de Parcoursup en Île-de-France, se réunit pour la première fois ce mercredi. Elle doit formuler une proposition aux recalés. L'académie de Créteil a travaillé en amont. Reportage.

Réunion de la CAES de Créteil, commission d'accès à l'enseignement supérieur, chargée de faire des propositions aux candidats de Parcoursup qui n'ont essuyé que des refus.
Réunion de la CAES de Créteil, commission d'accès à l'enseignement supérieur, chargée de faire des propositions aux candidats de Parcoursup qui n'ont essuyé que des refus. © Radio France - Rémi Brancato

Créteil, France

C'est ce mercredi la toute première réunion de la CRAES, la commission régionale d'accès à l'enseignement supérieur, qui repêche les malheureux canndidats de Parcoursup en Île-de-France. Cette CRAES a été saisie par les futurs bacheliers qui n'ont eu que des refus, et ne concerne donc pas les candidats en liste d'attente. En Île-de-France, spécificité régionale, le recteur de l'académie de Paris regroupe les trois académies de la région (Paris, Créteil et Versailles). Mais chaque académie a préparé ses dossiers. 

Ce mardi, à Créteil, le rectorat de l'académie a réuni sa commission académique (CAES), pour formuler des propositions qui seront validées à Paris. Des inspecteurs de l'éducation nationale, des chefs d'établissements et des représentants des universités de l'académie se sont réunis pour répondre aux 217 candidats malheureux. En tout plus de 700 ont saisi la commission dans les trois départements de l'académie. Mais deux tiers d'entre eux verront soit leur dossier traité ultérieurement, après les résultats du baccalauréat, soit seront invités à rencontrer un psychologue de l'Education nationale.

ECOUTER - Les groupes de travail tentent de trouver une place aux candidats recalés de Parcoursup

Faire coïncider places vacantes et souhaits des candidats

Pour les autres, les groupes de travail se penchent sur les résultats scolaires et les vœux formulés et donc refusés. "DUT et BTS, il a été refusé partout" peut-on entendre dans la salle. "On regarde les notes, les appréciations, ce qui nous permettra sûrement de lui trouver une place" explique Jean-Francois Grasser, proviseur d'un lycée d'Aulnay-sous-Bois, qui étudie ensuite la liste des places vacantes pour tenter de trouver une réponse à la demande. "Si on n'y arrive pas, on va chercher un vœu approchant" complète André-Max Boulanger,  directeur de l'IUT de Montreuil.

"Faire des propositions dans d'autres domaines que le domaine demandé"

Pour cette élève, qui souhaitait une école d'architecture, il faudra sans doute faire avec une place en licence à l'université. "On a une fiche de préférence, où ils expliquent qu'ils aimeraient travailler dans un domaine, le social ou les arts, ce qui nous permet de pouvoir faire des propositions dans d'autres domaines que dans le domaine demandé" justifie Jean-Jacques Duméry, le doyen des inspecteurs à l'académie de Créteil.

"Il y aura une proposition pour tous les jeunes qui ont saisi la CAES, mais pas forcément aujourd'hui" annonce le recteur, Daniel Auverlot. 217 jeunes devraient se voir proposer un choix, sur les 700 qui ont saisi la commission. "Les propositions d'affectation augmentent au fur et à mesure que le temps passe" ajoute le recteur, qui annonce aussi créer des places supplémentaires en BTS, une filière très demandée. Le rectorat va aussi créer 450 places dans une nouvelle formation, la "prépa BTS", une passerelle pour intégrer cette filière.

ECOUTER - Daniel Auverlot, recteur de l'académie de Créteil

Discriminations territoriales? "Plus d'inquiétudes" pour le recteur

Le recteur tient à "rassurer" les parents et les élèves et revient aussi sur les mobilisations d'élèves de Seine-Saint-Denis, qui s'estimaient victimes de discrimination territoriale. "A un certain moment, et en particulier autour du lycée Paul Eluard à Saint-Denis, il y a eu un moment d'inquiétude: aujourd'hui je constate qu'il n'y a plus d'inquiétudes" assure-t-il, ajoutant : "chaque jour des propositions nouvelles sont faites aux lycéens".

ECOUTER - Daniel Auverlot, recteur de l'académie de Créteil

Quant à savoir si les universités parisiennes réservent suffisamment de places aux lycéens de banlieue, Daniel Auverlot rappelle que "des taux permettent aux lycéens d'accéder à des universités parisiennes", ajoutant : "tous les lycéens de l'académie de Créteil n'ont pas vocation à aller dans les universités de Paris intra-muros puisque nos universités dans l'académie de Créteil sont des universités d'excellence" estime le recteur.