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Éducation

Parcoursup, "sélection déguisée" qui dissuade les élèves d'aller vers le supérieur estime le SNES-FSU

lundi 12 mars 2018 à 19:35 Par Stéphanie Perenon, France Bleu Bourgogne

Les futurs bacheliers avaient jusqu'au 13 mars pour remplir leurs choix d'orientation sur Parcoursup. Une plateforme, qui instaure une "sélection déguisée" regrette le SNES-FSU en Côte-d'Or. Pour l'un des principaux syndicats du secondaire, le vrai problème c'est le manque de moyens.

Les futurs bacheliers ont jusqu'au 13 mars 18 heures pour remplir leurs vœux d'orientation sur Parcoursup, la nouvelle plateforme qui remplace APB.
Les futurs bacheliers ont jusqu'au 13 mars 18 heures pour remplir leurs vœux d'orientation sur Parcoursup, la nouvelle plateforme qui remplace APB. © Radio France - Stéphanie Perenon

Côte-d'Or, France

A 18 heures ce mardi 13 mars, il sera trop tard pour faire une dernière modification sur Parcoursup. Lancée en janvier dernier, la plateforme a remplacé APB (Admission post-bac) critiquée pour ses ratés. Les élèves doivent y indiquer leurs vœux d'orientation. Une première étape cruciale pour les futurs candidats au baccalauréat.

10 vœux au lieu de 24

Le nombre de vœux passe à 10 maximum contre 24 sur APB, lettres de motivation à l'appui. Ensuite, jusqu'au 31 mars, ce sont les établissements qui devront compléter les dossiers, avec les appréciations des enseignants et les notes de l'élève. Les premières réponses n'arriveront que le 22 mai. 

Des élèves préoccupés à l'heure des choix

Devant un lycée dijonnais, un groupe de copines discutent. Elles sont quatre, toutes élèves de terminale et se disent préoccupées à l'heure des choix sur Parcoursup. "J'ai fait mes choix mais c'est compliqué car cette année _il faut une lettre de motivation différente pour chaque vœu_" explique Laetitia. "Ce n'est même pas une lettre de motivation, on nous demande un projet de formation motivé, du coup je n'ai pas trop compris ce que c'était" ajoute Laurine. 

Ces quatre copines élèves de terminale STL à Dijon ont encore des doutes et des questions sur Parcoursup - Radio France
Ces quatre copines élèves de terminale STL à Dijon ont encore des doutes et des questions sur Parcoursup © Radio France - Stéphanie Perenon

Ensuite, viendront les appréciations des établissements, "le choix devra se faire très vite, on va nous dire soit oui, soit non, soit oui mais et _après on aura une semaine pour se décider_" poursuit Laurine. Alors oui elles sont un peu inquiètes, surtout Lise et Justine qui voudraient toutes les deux changer de voie. Lise voudrait s'orienter vers une fac d'Histoire mais s'insurge contre un système qui la bloque. "Moi mon projet c'est de me réorienter et Parcoursup ne le comprend pas. Donc je ne sais vraiment pas comment je vais faire." 

Lise élève de terminale STL au Lycée du Castel à Dijon

Une sélection déguisée pour le SNES-FSU en Côte-d'Or

Didier Porthault, psychologue de l'Éducation nationale et membre du SNES-FSU en Côte-d'or, ne voit pas beaucoup de points positifs dans cette nouvelle plateforme. "Chaque étape du processus ne fait que dissuader les élèves d'aller plus loin dans l'enseignement supérieur."

Didier Porthault, psychologue de l'Éducation nationale et membre du SNES-FSU en Côte-d'or

"Le vrai problème c'est le manque de places dans les universités. On a 650.000 places pour environ 850.000 candidatures, et un nombre d'étudiants qui ne cesse d'augmenter ces dernières années. La vraie crise de l'enseignement supérieur c'est le problème de moyens mis au service des étudiants."

Retrouvez les Idées reçues autour de Parcoursup ce mardi 13 mars sur les ondes de France Bleu Bourgogne, avec Didier Porthault, psychologue de l'Éducation nationale et membre du SNES-FSU en Côte-d'or à 7H12 et 8H42.

Didier Porthault, psychologue de l'Éducation nationale et membre du SNES-FSU  - Radio France
Didier Porthault, psychologue de l'Éducation nationale et membre du SNES-FSU © Radio France - Stéphanie Perenon

Reportage