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Éducation

Parcoursup : après les premières réponses, des lycéens toujours dans le doute dans la Loire

dimanche 27 mai 2018 à 18:09 Par Noémie Philippot, France Bleu Saint-Étienne Loire

Parcoursup. Le mot est dans l'esprit de tous les lycéens en ce moment : il y a presque une semaine que les premières réponses sont tombées. Beaucoup de lycéens sont sur liste d'attente, et ont peur de ne jamais avoir de place.

Maintenant que les premières réponses sont tombées, les lycéens sur liste d'attente trouvent le temps long : ils espèrent que les places se libèrent au fil des refus d'autres élèves.
Maintenant que les premières réponses sont tombées, les lycéens sur liste d'attente trouvent le temps long : ils espèrent que les places se libèrent au fil des refus d'autres élèves. © Maxppp -

Loire, France

Depuis presque une semaine, beaucoup de lycéens n'arrêtent pas de rafraîchir leurs résultats sur le site Parcoursup, la nouvelle plateforme pour l'orientation dans l'enseignement supérieur. Pour chacun de leurs vœux, quatre réponses possible : "oui", "oui si", c'est-à-dire à condition de suivre un parcours d'accompagnement ou une mise à niveau, "en attente", ou encore "non." 

Le stress pour les lycéens "en attente"

Avec l'ancien système, Admission Post Bac, les lycéens classaient leurs vœux par ordre de préférence. S'il étaient acceptés dans leur vœux n°2, ils se désistaient par défaut  des suivants. Avec Parcoursup, plus de classement. Si un lycéen reçoit un "oui" pour l'ensemble de ses vœux, il faut attendre qu'il se désiste de lui-même de ceux qui ne l'intéressent pas, pour faire avancer la liste d'attente. 

Un processus trop long au goût d'Icrame. Elle est en terminale commerce au lycée Benoît Charvet de Saint-Etienne. Tous ses vœux de BTS technico-commercial ont été refusés, et sur les autres, pour des BTS en Management des Unités Commerciales (ceux qui l'attirent le moins), elle est sur liste d'attente. Alors depuis mardi dernier, elle guette tous les jours Parcoursup, dans l'espoir qu'une place se libère : " Dès le réveil j'ai regardé, en fin d'après-midi je vais regarder ... J'essaie de regarder souvent pour ne pas louper une place." Sans aucun oui, elle a peur pour l'année prochaine : "J'étais persuadée d'avoir un avenir pour l'année prochaine. Je voulais continuer l'école, je ne voulais pas m'arrêter à un bac, donc ça me met un peu le stress ..." 

"Je trouve que c'est beaucoup plus respectueux des élèves." Gérard Heinz, proviseur du lycée des Horizons, à Chazelles-sur-Lyon

La réaction de Gérard Heinz proviseur et secrétaire académique du snpden unsa

Pour Gérard Heinz, proviseur du lycée des Horizons à Chazelles-sur-Lyon, il ne faut pas dramatiser : certains élèves peuvent déjà faire des choix, alors "entre mercredi matin et ce matin, la situation de nos élèves a fortement évoluée". Il estime que ce système est beaucoup plus souple : lorsqu'un élève reçoit un "oui" ou un "oui si", il a sept jours pour valider un choix. "Ça leur donne un temps de réflexion en famille pour finalement faire le choix qui leur paraît le plus pertinent." 

Gérard Heinz estime donc qu'il faut prendre son mal en patience, et ne pas paniquer. Il y aura une solution, même pour ceux qui se retrouveraient sans aucune affection pour la rentrée prochaine : "Moi je trouve que c'est beaucoup plus respectueux des élèves, parce qu'on va pouvoir apporter des solutions sans doute clé en main aux élèves, ce qu'on ne pouvait pas faire auparavant." 

Le jeu des désistements et des validation d'orientation va se poursuivre jusqu'au 26 juin. Une commission académique d'accès à l'enseignement supérieur va travailler en lien avec les proviseurs de lycées sur le cas des élèves qui n'ont pas encore de vœux validé. Ce travail se poursuivra après le 26 juin dans la phase complémentaire, qui permet de retenter sa chance.