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Éducation

Parents d'élèves et enseignants du collège Jean-Rostand à Nîmes ne veulent pas de la nouvelle carte scolaire

mardi 21 novembre 2017 à 18:28 Par Hervé Sallafranque, France Bleu Gard Lozère

Une quarantaine d'enseignants et de parents d'élèves du collège Jean-Rostand se sont rassemblés ce mardi après-midi pour protester contre les changements d'établissements auxquels leurs enfants vont être confrontés à la prochaine rentrée scolaire

Une quarantaine d'enseignants et de parents d'élèves se sont rassemblés devant les archives départementales à Nîmes
Une quarantaine d'enseignants et de parents d'élèves se sont rassemblés devant les archives départementales à Nîmes © Radio France - Hervé Sallafranque

Nîmes, France

Une quarantaine d'enseignants et de parents d'élèves du collège Jean-Rostand se sont rassemblés ce mardi après-midi devant les archives départementales à Nîmes. C'est là qu'était présenté le projet de sectorisation des collèges nîmois. En clair, cela signifie comment répartir les collégiens dans les divers établissements de la ville.

La question est très sensible en raison notamment de la fermeture programmée du collège Diderot à Valdegour. A la rentrée prochaine, 120 élèves de cet établissement seront notamment accueillis au collège Jean-Rostand, situés route d'Alès.

A l'inverse, une centaine d'élèves de Jean Rostand devront partir pour d'autres collèges, comme Jules-Vernes ou Feuchères.

Ces bouleversements inquiètent les parents d'élèves, à la fois pour des raisons pratiques de transports et de suivi de la scolarité de leurs enfants. Certains auront désormais droit à une demi-heure de marche ou de car pour se rendre dans leur nouvel établissement, alors qu'actuellement ils habitent tout près du leur avec leur famille.

"Ils devront également quitter leurs copains de classe, leurs professeurs et interrompre leur scolarité en plein cycle au lieu d'effectuer leurs études de la 6e à la 3e dans le même collège" expliquent plusieurs mamans venues manifester.

Des inquiétudes que Nathalie Nury assure comprendre. Mais la vice-présidente du conseil départemental en charge de l'éducation et des collèges répond que la mixité sociale doit passer avant tout : "Les chiffres le montrent, les résultats sont meilleurs lorsqu'il y a de la diversité. L'école d'aujourd'hui forme la société de demain. Si nous ne faisons rien, nos enfants en paieront le prix fort".

Une transition sur trois ans

Des arguments qui ne convainquent pas les manifestants : "La mixité ce n'est pas le problème ; nous sommes tous pour" répondent en choeur parents d'élèves et enseignants," mais c'est la façon dont le dossier a été géré qui pose problème" explique Frédéric Bodain, professeur d'Anglais à Jean-Rostand. Parents et enseignants auraient voulu que les changements s'échelonnent sur trois ans, pour une transition en douceur. Sauf improbable retournement de situation, ils ne seront pas entendus.

Le vote définitif interviendra le 30 novembre prochain lors d'une session du conseil départemental décentralisée à Saint Gilles.