Éducation DOSSIER : L'éducation : un enjeu électoral 2017

Parents et élus de Pollestres opposés au rattachement de leur école à un collège classé en REP+ à Perpignan

Par Charlotte Coutard, France Bleu Roussillon lundi 20 mars 2017 à 20:50

Collège (image d'illustration).
Collège (image d'illustration). © Maxppp -

Les parents d'élèves et les élus de Pollestres ont prévu d'occuper l'école de la commune ce mercredi. Ils s'opposent à un possible rattachement de leur école à un collège de Perpignan, classé en REP+, à la rentrée 2018.

Les parents d'élèves et les élus de Pollestres ont prévu de se mobiliser ce mardi. Le Conseil Départemental des Pyrénées-Orientales envisagerait de rattacher l'école de Pollestres au collège Madame de Sévigné de Perpignan à la rentrée 2018, un établissement classé en REP+, anciennement zone d'éducation prioritaire. L'objectif serait de favoriser la mixité sociale.

"Ils vont se sentir complètement démunis, perdus" (Laurence).

Actuellement, les enfants vont au collège à Toulouges. Un collège à l'ambiance "familiale de villages" selon les parents d'élèves. Leur inquiétude, c'est de voir leurs enfants "perdus" à leur entrée en 6ème en 2018 à Madame de Sévigné.

"Pourquoi envoyer nos enfants, qui sont dans un petit village, à Perpignan ? A 11 ans, ils vont se sentir complètement démunis, perdus, ils ne retrouveront pas leurs amis, leurs camarades, qui sont plus âgés qu'eux", explique Laurence, maman de deux enfants en CP et CE2. Car dans un premier temps, seuls les nouveaux 6e, sans frères et sœurs au Collège de Toulouges, seraient concernés.

Un niveau scolaire moins bon ?

Outre le manque de repère pour les enfants de Pollestres, c'est le niveau scolaire des autres élèves de l'établissement qui inquiète les parents. Dans un collège classé en REP ou REP+, "le niveau scolaire est moins bon. On a peur que nos enfants soient moins bien armés pour la suite de leur scolarité après", ajoute Sandrine, une mère d'élève.

Et pour Gaëlle, certains parents n'hésiteront pas à ruser pour "pour contourner le système par des dérogations. Il faut que ce soit un choix, qu'on nous vende un projet, pour que nous on l'accepte. C'est pas possible de nous mettre devant le fait accompli".

"On parle, c'est tout, rien n'est arrêté" (Marie-Pierre Sadourny).

Mais justement, rien n'est fait rétorque Marie-Pierre Sadourny, conseillère départementale en charge des collèges et de l'éducation. "Nous ce que l'on veut c'est plus de mixité sociale. Mais les pistes de travail, il y en a plusieurs, elles sont nombreuses, rien n'est arrêté, on est en train de débattre, de se rencontrer, d'échanger. Nous sommes en phase de concertation avec tous les acteurs de l'école, les parents d'élèves, les syndicats, les principaux, et bien sur l'inspection académique".

Les parents d'élèves et les élus ont prévu d'occuper l'école de Pollestres ce mardi à 9h, car un Comité départemental de l'Education Nationale doit avoir lieu à Perpignan. Mais selon Marie-Pierre Sadourny, il ne sera pas du tout question de ce dossier. Une pétition a par ailleurs été lancée sur internet, et elle a recueilli près de 600 signatures.

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