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Éducation

Paris : les étudiants de Tolbiac votent le blocage illimité

mardi 3 avril 2018 à 15:40 Par Nicolas Olivier, France Bleu Paris et France Bleu

A l'issue d'une assemblée générale de plus de deux heures, les étudiants de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne ont voté ce mardi le blocage illimité du site de Tolbiac. Le mouvement contre la réforme Vidal s'étend aussi à d'autres campus comme Saint-Denis.

Le site de Tolbiac est occupé depuis le 26 mars 2018.
Le site de Tolbiac est occupé depuis le 26 mars 2018. © Radio France - Nicolas Olivier

Paris, France

La lutte continue dans les locaux du centre Pierre-Mendès-France, occupé jour et nuit par des étudiants depuis la semaine dernière. Dans un amphithéâtre plein à craquer, l'assemblée générale a voté ce mardi la poursuite du blocage à Tolbiac. Au moins jusqu'à la prochaine AG, fixée lundi 9 avril.

Sur les quelque 1.200 étudiants présents (1.800 selon certains organisateurs), 900 se sont déclarés en faveur du blocage dont une majorité (497) en faveur d'une action "illimitée", c'est à dire jusqu'au retrait de la loi ORE (Orientation et réussite des étudiants). Une réforme définitivement adoptée par le parlement le 15 février

"Je n'ai jamais vu une AG aussi massive, s'enthousiasme Jaspal De Oliveira Gill, étudiante en 4e année et représentante du syndicat Unef à Paris 1. Le blocage n'est pas une fin en soi, c'est un outil, un moyen, et ça fonctionne bien. Cette réforme va dévaloriser nos diplômes, c'est pour ça qu'il faut se mobiliser."

Les anti-blocage décus

La réforme, portée par la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal, modifie les conditions d'accès aux études universitaires. Ses détracteurs estiment qu'elle introduit une forme de sélection dans les universités. Le constat semble largement partagé par les étudiants, mais l'AG de ce mardi a montré des divergences dans les moyens d'actions. Plusieurs personnes ont pris la parole pour demander l'arrêt du blocage, sans être réellement entendues, comme Romane :

"Je suis très déçue. Il n'y a pas de dialogue : on se fait huer quand on intervient, les voix contre le blocus ne sont même pas comptées. On nous interdit d'aller en cours, sans nous proposer la moindre solution."

Pour les anti-blocage, l'assemblée générale n'est pas représentative des 6.000 étudiants de Tolbiac, d'autant qu'elle attire des étudiants extérieurs, et des militants associatifs ou politiques. La plupart des journalistes n'ont pu franchir les grilles du campus : la presse n'est pas la bienvenue.

Les examens "auront lieu"

"On a dépassé le stade de la contestation mais pour l'instant on n'a pas de violences", constate Florian Michel, directeur du centre Pierre-Mendès-France. Qui tient à rassurer tous les étudiants : "le site Tolbiac ne représente que 20-25% de l'université Paris 1. Un certain nombre d'enseignements sont délocalisés dans d'autres facultés. Les examens auront lieu. On y travaille."

Après cette assemblée générale, plusieurs centaines d'étudiants sont partis en cortège pour rejoindre la manifestation des cheminots, au nom de la "convergence des luttes".

Saint-Denis aussi

La contestation commence à s'étendre à d'autres campus. Le site de Saint-Denis de l'université Paris 8 était totalement bloqué ce mardi, pour la première fois depuis le début du mouvement. L'IUT de Montreuil et le site de Tremblay-en-France n'étaient pas touchés, selon l'établissement.