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“Pas assez d’effectifs pour faire respecter le protocole sanitaire” - Des Assistants d’éducation manifestent

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Par , France Bleu Normandie (Calvados - Orne)

Des Assistants d'Éducation ont manifesté devant le Rectorat à Caen pour dénoncer une surcharge de travail liée au protocole sanitaire. Ils estiment qu’ils ne sont pas assez nombreux pour faire respecter les directives dans les collèges et les lycées. Des moyens supplémentaires leur ont été promis.

Rassemblement d'assistants d'éducation ce mardi matin devant le Rectorat à Caen
Rassemblement d'assistants d'éducation ce mardi matin devant le Rectorat à Caen © Radio France - Didier Charpin

Des assistants d’éducation, plus communément surnommés les “pions” en collèges et lycées, étaient une centaine ce matin devant la grille du Rectorat de Caen. Un rassemblement pour réclamer des postes supplémentaires. “Cette année avec la crise sanitaire, c’est vraiment compliqué” explique Antoine, “pion” depuis trois ans au lycée Dumont d'Urville à Caen. “Un truc très bête : les sens de circulation qu’on doit faire respecter ! Intenable si on compare le nombre d'élèves et notre nombre à nous” affirme le jeune homme de 25 ans.

Ils veulent plus d’effectifs et de considération

Selon Jérôme Adell, secrétaire départemental de la FSU, les assistants d'éducation “sont mis à rude épreuve : très exposés au virus, en contact direct avec les élèves dans les lieux où le respect des gestes barrières n’est pas toujours possible, comme à la cantine”. Les AED ne sont pas des agents de l’Etat, mais des contractuels recrutés pour un, deux ou trois ans, éventuellement renouvelables. “Ils étaient déjà en sous-effectifs ! Mais cette année c’est pire. Pour un collège classique de 500 élèves, il n’y a que cinq assistants d’éducation. Un ou deux de plus par établissement, ça s’impose” juge le syndicaliste, qui réclame aussi des emplois pérennes pour ces missions de surveillance et d’encadrement des élèves. Il n'a été que partiellement satisfait après une heure trente d'entretien au Rectorat. "Une allocation de moyens est accordée aux chefs d'établissements pour 149 équivalents temps plein, à l'échelle de l'ex Basse-Normandie, mais uniquement jusqu'au mois de février." Des recrutements en cdd seront donc lancés pour soulager les effectifs durant un trimestre

Parmi la centaine de manifestants : Pierre, venu de Vire où il exerce au lycée Marie Curie. Il estime qu’avec ses collègues, il subit une impréparation du gouvernement : “Il aurait fallu beaucoup plus vite dédoubler les classes. Réquisitionner des bâtiments publics pour y enseigner, recruter massivement des professeurs. Le gouvernement préfère nous demander de faire les gendarmes. Ce n’est pas notre rôle et nous ne sommes pas assez nombreux” explique le jeune homme, qui dénonce aussi des conditions de travail sous pression constante : “nous dépendons des chefs d’établissements et certains choisissent de façon très arbitraire et parfois sans explication de ne pas renouveler notre contrat. Cette manifestation, c’est la pointe de l’iceberg de la souffrance au travail” estime le jeune étudiant virois. Une délégation a été reçue au Rectorat pendant une heure trente. Au-delà des effectifs, elle a aussi demandé à ce que les AED passent sous la direction de la Rectrice. 

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