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Surendettés et sans diplôme après la faillite de leur école de pilotage à Nîmes

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Par , France Bleu Gard Lozère, France Bleu

Airways College a été placée en liquidation judiciaire le 29 avril. L'une des antennes de l'école de pilotes est installée sur la base aéronautique de Nîmes-Garons. Les élèves nîmois se retrouvent sans formation, sans diplôme et avec des emprunts de 100.000 euros à rembourser.

Les élèves pilotes de Airways College se retrouvent sans formations et avec des emprunts de 100 000 euros à rembourser.
Les élèves pilotes de Airways College se retrouvent sans formations et avec des emprunts de 100 000 euros à rembourser. © Radio France - Lise Roos-Weil

Les avions sont cloués au sol. Les locaux vides. Les étudiants font leurs cartons, priés de quitter les lieux. Sur la base aéronautique de Nîmes-Garons, les locaux de Airways College sont méconnaissables. "Voir les lieux tout vides, tout morts, ça fait un réel pincement au cœur", lâche Vincent Gisbert, élève pilotes de 23 ans. Il vient d'intégrer l'école d'aéronautique mais après seulement deux mois de cours, il est coupé dans son élan.

Airways College, école reconnue depuis 33 ans dans la formation des futurs pilotes de ligne, a été placée en liquidation judiciaire le 29 avril, par une décision du tribunal de commerce d'Agen. Avec 17 millions d'euros de déficit, l'école, qui compte quatre antennes en France (Agen, Nîmes, Cholet et Melun) était en faillite.

L'école en faillite avec 17 millions d'euros de déficit

"On n'a rien eu, quelques heures de théorique et à peine une heure de vol, raconte dépité, Victor Inbert, un élève de 22 ans. C'est une remise à zéro de tout, avec l'argent qui est parti !" 100.000 euros, déjà entièrement déboursés, avant même de commencer la formation. Pour payer une telle somme, les élèves ont contracté des emprunts.

"C'est des sommes qu'il faut rembourser malgré tout, surtout qu'on n'a pas de diplôme donc on ne peut pas travailler et on doit trouver une nouvelle formation, qu'on va devoir payer aussi, s'alarme Vincent Gisbert. C'est une vraie source d'angoisse, on fait des nuits blanches, on passe notre temps à se demander ce qu'on va pouvoir faire."

L'élève le confie : il se sent aussi trahi. Comment l'école a-t-elle pu tomber ainsi en faillite ? Parmi les 67 salariés de l'entreprise, certains accusent le président de Airways College, Jérôme Binachon, d'avoir dépensé à outrance, avec un train de vie bien au-dessus des moyens de l'école. Une enquête est en cours pour faire la lumière sur la gestion financière de l'établissement.

Mais parmi les salariés, l'essentiel est surtout d'être là pour supporter les élèves. "Nous avons monté un collectif de salariés pour leur apporter une aide, un soutien et les aider à trouver des financements et éventuellement des partenariats pour trouver d'autres formations", explique Frédérique, l'une des sept salariés sur l'antenne de Nîmes.

"C'est une vraie source d'angoisse, on fait des nuits blanches, on passe notre temps à se demander ce qu'on va pouvoir faire."

Élèves et salariés espèrent aussi qu'un repreneur sera rapidement trouvé. De son côté, le président d'Airways College, Jérôme Binachon ne répond plus aux salariés. Contacté par France Bleu Gard Lozère, il assure comprendre la détresse des élèves et espère qu'un repreneur sera rapidement trouvé.

Un premier nom circule. Les dossiers peuvent être déposé jusqu'au 1er juin. En attendant, le collectif de salariés, d'élèves et de parents d'élèves a écrit au ministre des Transports.

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