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Éducation

Pas de village sans école

mercredi 24 janvier 2018 à 18:01 Par Yann Lastennet, France Bleu Maine

C'est ce que réclame un collectif qui rassemble des parents d'élèves, des enseignants et l'association des maires ruraux de la Sarthe. Ils craignent que de nouvelles classes disparaissent dans les campagnes à la rentrée prochaine au profit des zones d'éducation prioritaire.

Le collectif sarthois comprend des représentants de parents d'élèves, des syndicats d'enseignants et l'association des maires ruraux de la Sarthe
Le collectif sarthois comprend des représentants de parents d'élèves, des syndicats d'enseignants et l'association des maires ruraux de la Sarthe © Radio France - yann lastennet

Le Mans, France

Selon le collectif, aucune création de poste n'est prévue en Sarthe à la rentrée prochaine. Or, il en faut une trentaine de professeurs en plus pour assurer des classes de CP et CE1 à 12 élèves, en zone prioritaire (REP et REP+). Un dispositif mis en place depuis cette année par le ministère de l'Education nationale. Du coup, l'inspecteur d'académie va devoir faire des choix et Julien Cristofoli, enseignant et co-secrétaire SNUIPP- FSU, craint qu'il puise dans les campagnes. " Selon les prévisions, il y aura 752 élèves de moins à la rentrée prochaine dans le premier degré. Notamment dans le secteur rural. Du coup, de nouvelles classes pourraient fermer. Nous craignons que ces postes "récupérés" servent à alimenter le dispositif des classes à 12 élèves"

Julien Cristofoli, co_secrétaire du syndicat d'enseignant SNUIPP- FSU craint que l'inspecteur d'académie puise dans les campagnes

Pour l'enseignant, l'école rurale ne doit pas servir de variable d'ajustement. 

Il ne faut pas opposer les territoires ruraux aux quartiers populaires de la ville

C'est aussi ce que redoute Dominique Dhumeaux. Le président de l'association des maires ruraux de la Sarthe se réjouit qu'il y ait moins d'élèves et plus de profs dans les quartiers prioritaires, à condition que cela ne se fasse pas au détriment des campagnes. " Nous craignons d'être à nouveau la variable d'ajustement. Que vont penser les habitants de nos villages quand ils vont apprendre qu'une classe ferme parce que l'enseignant doit partir pour enseigner dans une zone estimée prioritaire et une classe à 12 élèves alors qu'on se retrouve, nous, avec des classes à 25 élèves ou plus et avec plusieurs niveaux. Cela va être difficile à expliquer. Il faudrait créer des postes plutôt que de déshabiller Paul pour habiller Jacques au détriment des zones rurales encore une fois". 

Dominique Dhumeaux, le président de l'association des maires ruraux de la Sarthe

Pour protéger les écoles rurales, le collectif propose des mesures spécifiques :  

  • Pas de fermeture sur une période de trois ans dans les écoles de 4 classes et moins passant sous le seuil. 
  • Pas de fermeture sur une période de trois ans pour les classes uniques ou classes isolées (au sein d’un RPI) passant sous le seuil de 8 élèves. 
  • Retour à l’abaissement de cinq élèves des seuils départementaux actuels de fermeture de classes pour les écoles rurales de moins de 4 classes.

Selon l'association des maires ruraux, une vingtaine d'écoles rurales sarthoises pourraient perdre au moins une classe à la rentrée prochaine