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Dossier : Coronavirus Covid-19

"Pense à du chocolat" : du trac et des "trucs" pour les premiers tests salivaires dans les écoles mosellanes

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Par , France Bleu Lorraine Nord

Ce lundi, pour la rentrée des classes, c'était le coup d'envoi dans trois écoles du nord de la Lorraine de la campagne de tests salivaires contre le Covid. A Mont-Saint-Martin, à Metz, ou encore à Pournoy-la-Grasse, les écoliers dont les parents ont donné leur accord ont défilé toute la matinée.

Hugo, 9 ans et demi, effectue son premier test salivaire à l'école élémentaire de Pournoy-la-Grasse, en Moselle
Hugo, 9 ans et demi, effectue son premier test salivaire à l'école élémentaire de Pournoy-la-Grasse, en Moselle © Radio France - magali fichter

En rang d'oignons dans le couloir, leur fiche d'identification sur les genoux, les CE2-CM1 attendent leur tour, plus ou moins rassurés. Timéo n'en mène pas large : "J'ai les mains qui tremblent, murmure le petit garçon. C'est la première fois que je fais un test, je sais pas du tout comment ça va se passer..." A côté de lui, Alicia, un peu plus au fait, le rassure, il suffit de cracher dans un petit récipient. Rien à voir avec les tests dans le nez qu'elle a déjà subi trois fois : "Ça, ça fait des guilis et un peu mal en même temps. Mais cracher, il n'y a pas de sensation.

Pour les enfants de maternelle, se retrouver avec une dame masquée, charlotte sur la tête, tout en blanc, c'est pas évident."

N'empêche. Pour les petits écoliers fraîchement revenus de vacances, c'est quand même très impressionnant de voir leur école transformée, le temps d'une matinée, en centre de dépistage. "On a été prévenus pendant les vacances scolaires, donc on n'a pas du tout pu préparer les enfants, explique Marie-Line Humbert, présidente du syndicat intercommunal scolaire de Pournoy-la-Grasse. Les plus grands, ça va. Ils comprennent ce qu'il se passe et pourquoi on le fait. Mais pour les enfants de maternelle, se retrouver avec une dame masquée, charlotte sur la tête, tout en blanc, c'est pas évident. Il y a une petite fille qui pleurait tout à l'heure, un autre qui était très apeuré."

Heureusement, les dames en blanc sont très gentilles, et elles ont des "trucs" pour aider les enfants à produire suffisamment de salive. "Allez Hugo, s'exclame gaiement l'une d'elle. Tu peux pincer un peu le bout de ta langue. Pense à du chocolat, ou des frites ! Je suis sûre que tu aimes les frites". "Ah ça oui !" Un large sourire éclaire le visage du petit Hugo. Pas si difficile, finalement. 

70% des parents ont donné leur consentement 

L'enjeu a aussi été de prévenir l'ensemble des parents, et de recueillir leur consentement par mail, en pleines vacances scolaires. "Sur 191 élèves, 133 sont inscrits pour les tests, soit environ 70%", détaille Audrey Gangloff, la directrice de l'école. Plutôt un bon chiffre, quand on sait que tout s'est organisé quelques jours. "On essuie un peu les plâtres," sourit Marie-Line Humbert. Mais on est contents que notre école aie été désignée. On ne voudrait pas passer à côté de quelque chose." Les résultats seront connus dans les 24 heures. Et la campagne de tests va monter en puissance, pour atteindre 11.000 tests par semaine en vitesse de croisière.

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