Éducation

Pénurie d'encadrants pour les activités périscolaires à Montpellier

Par Guillaume Roulland, France Bleu Hérault lundi 13 novembre 2017 à 18:04

Dans certaines écoles, trop d'enfants et pas assez d'adultes pour les encadrer
Dans certaines écoles, trop d'enfants et pas assez d'adultes pour les encadrer © Radio France - Maxppp

La colère gronde chez les parents d'élèves de plusieurs écoles maternelles et primaires de Montpellier. Depuis la rentrée de septembre, il n'y a pas assez d'adultes pour accompagner les TAP, les Temps d'Activité Periscolaire. Ce qui pose d'abord un problème de sécurité

L'inquiétude et la colère gronde chez les parents d'élèves de plusieurs écoles maternelles et primaires de Montpellier. Depuis la rentrée de septembre, il n'y a pas assez d'adultes pour accompagner les TAP, les Temps d'Activité Periscolaire. Ce qui pose bien évidemment un problème de sécurité, mais ce qui dénature aussi le principe même de ces activités, souvent transformées en simple cour de récréation.

En l'absence d'encadrants, les activités péri-scolaires sont impossibles - Radio France
En l'absence d'encadrants, les activités péri-scolaires sont impossibles © Radio France - Maxppp

Ces activités extra-scolaires ont été mises en places dans les écoles françaises depuis la réforme des rythmes scolaires. Mais chaque année, le problème se pose. Les "encadrants" ne pas assez nombreux, voire carrément absents, sans que personne n'ait été mis au courant avant.

Ce ne sont plus des activités péri-scolaires, mais de la garderie low coast !

Antoine, un père de famille montpellierain a ses deux filles scolarisées. L'une dans une école maternelle, l'autre dans une école primaire de la ville. Il est ulcéré par la situation. Il affirme même qu'elle est délibérément cachée aux parents d'élèves, par crainte de leurs réactions. "Les parents ne se mobilisent pas, parce qu'ils ne sont pas informés. On apprend la situation par ci, par là, au gré des conseils d'écoles, mais on nous fait bien comprendre que les principaux intéressés, en particulier les étudiants qui encadrent ces TAP sous forme de vacations, n'ont pas le droit d'en parler. Là, c'est donc de la garderie, et de la garderie low coast !"

Un début d'année scolaire difficile

La mairie de Montpellier ne nie absolument pas la situation et l'explique par différentes raisons. Elle est liée d'abord à des difficultés de recrutement parmi les étudiants qui sont censés s'occuper des enfants pendant ces Temps d'Activité Periscolaire. Mais elle assure que d'ici la fin du mois de novembre, tout devrait être rentré dans l'ordre.

"Nous avons eu c'est vrai un début d'année difficile car en septembre, les étudiants ne sont pas encore calés sur leurs emplois du temps. Mais depuis cette rentrée de novembre, c'est censé aller mieux. Nous faisons actuellement 3 recrutements par semaine et nous avons l'espoir que dans les deux semaines qui viennent, tout soit redevenu normal" précise Isabelle Marsala, adjointe au maire chargé de l'éducation à la mairie de Montpellier.

Le témoignage d'Antoine, un père de famille montpellierain

Isabelle Marsala, adjointe au maire chargé de l'éducation à Montpellier