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Petite mobilisation mais grosse fatigue des profs devant le rectorat à Nancy

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Par , France Bleu Sud Lorraine

Enseignants et personnels de l’éducation nationale ont défilé entre l’inspection académique et le rectorat de l’académie de Nancy-Metz, ce mercredi après-midi à Nancy, pour demander la démission de leur ministre. Des profs peu nombreux mais fatigués et remontés contre leur ministres.

Des enseignants qui se disent fatigués et en colère
Des enseignants qui se disent fatigués et en colère © Radio France - Thierry Colin

Des manifestants peu nombreux – une petite centaine - mais déterminés de l’école élémentaire au lycée. Ce qui pousse ces enseignant dans la rue : «C'est le prof bashing avec pas un mot du ministre pour soutenir ses équipes. On ne les a pas comptées nos heures. Dire qu'il y a des professeurs décrocheurs alors qu'on a tous travaillé avec nos propres moyens ». 

Des enseignants qui ont fait cours à distance pendant le confinement avec leur ordinateur personnel, leur propre téléphone pour appeler les élèves. « Nos heures en plus, on ne les a pas comptées, on n'a rien réclamé, si ce n'est un minimum de politesse, de reconnaissance du travail qui a été fait ». 

Des enseignants remontés contre leur ministre.

Des enseignants qui se disent fatigués et aussi en colère : « ils ont quand même maintenu toutes les suppressions de classes et de postes malgré la crise sanitaire » rappelle une prof de philosophie.  

Manque de transparence

« Demandez à tous les collègues qui sont là dans quel état on sort de cette période où on a plutôt bossé quasiment deux fois plus que d'habitude. On espérait décrocher une reconnaissance salariale qu'on demande depuis longtemps » entend-on dans le cortège, très masqué, où l’on cause aussi protocole sanitaire. Certains évoquent le manque de transparence demandé par la hiérarchie dans les écoles de Nancy où des cas de covid-19 ont été détectés. 

Ecoutez Alice, professeur des écoles à Nancy.

Jean-Michel Blanquer ? « De toute façon, il nous a tellement montré de mépris... qu’il parte pour que l’école puisse aller dans une bonne direction » confie un prof de Segpa. « On sait qu’il va y avoir des primes pour les recteurs, mais nous, on ne sera pas augmentés du tout ».

On n'a pas huit ans et demi, il faut arrêter de raconter n'importe quoi.

Les réformes inquiètent aussi. Celle des directeurs d’école. La réforme du bac. La généralisation des 2S2C qui transfert aux collectivités locales certains enseignements. La suppression des livres papiers au lycée : «pendant le confinement, les gens ont passé des heures devant leur écran et on s'en inquiète. Mais dans les lycées, on met les élèves devant des écrans tout le temps et les professeurs aussi ». 

Ce qui semble le moins passé : c’est le « prof bashing » : « on parle d'enseignants décrocheurs mais on n'a pas huit ans et demi, il faut arrêter de raconter n'importe quoi. A un moment, on a envie de dire stop » confie Alice, professeur des écoles à Nancy et militante du Snuipp qui ne digère pas que le ministre ait cautionné une information erronée sur l’absentéisme supposé de certains professeurs durant le confinement. 

Drapeaux en juin et en septembre ?

Les syndicats relayent un appel national et si les drapeaux du Snuipp, de la FSU croisent ceux de Sud éducation, de FO et de la  CGT, le service d’ordre de la police est sur-dimensionné pour un rassemblement bon enfant et sous le soleil. Il faut dire que la dernière manifestation devant le rectorat avant la pandémie du Covid-19 avait mal tourné avec un manifestant transporté en urgence après une évacuation musclée par la police dans l’escalier du rectorat. 

Les syndicats n’ont pas été reçus au rectorat, ce qui est plutôt rare et « démontre un certain état d’esprit » remarque un syndicaliste qui promet des rendez-vous à la rentrée.

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