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CARTE - Canicule : 78 départements en vigilance orange
Éducation

PHOTOS - Le blocage de l'université Paul-Valéry de Montpellier se durcit

-
Par , France Bleu Hérault

La tension est montée d'un cran ce mardi à l'université Paul Valéry de Montpellier. La quasi totalité des bâtiments est à présent bloquée. Le président de l'université, qui craint des débordements, a suspendu tous les cours jusqu'à la fin de la semaine.

Des tables et des chaises bloquent l'accès des principaux bâtiments de l'université Paul Valéry
Des tables et des chaises bloquent l'accès des principaux bâtiments de l'université Paul Valéry © Radio France - Guillaume Roulland

Montpellier, France

L'université Paul-Valéry de Montpellier est désormais une université morte, ou presque.

A la demande de son président, quasiment tous les cours ont été suspendus jusqu'à vendredi inclus, à l'exception de quelques uns, négociés avec les organisations syndicales, et pour lesquels des examens sont prochainement prévus.

Par mesure de sécurité, et craignant des incidents entre partisans et opposants au blocage, Patrick Gilli a également demandé aux employés administratifs, qui ne peuvent plus travailler dans des conditions normales, d'assurer les fonctions vitales de l'université par télé-travail, depuis leurs domiciles.

Depuis le début de cette semaine, les "bloqueurs" ont en effet mis en place "le printemps des chaises".

Beaucoup de tables et de chaises ont été sorties des salles de cours et bloquent désormais les accès des principaux bâtiments de l'université, telles de véritables barricades.

St Charles, le bâtiment dédié à la recherche et situé dans le centre ville de Montpellier, a été à son tour bloqué mardi matin, puis débloqué en début d'après-midi.

Faire baisser la tension et éviter toute confrontation directe...

Ce mardi matin, le président de Paul-Valéry, a réunit l'ensemble du personnel administratif pour évoquer la situation de l'université.

"Au fur et à mesure que les jours passent, tous ceux qui ne sont pas nécessairement dans le mouvement s'inquiètent et s'exaspèrent. Mon soucis c'est d'éviter la violence et la confrontation directe" explique Patrick Gilli.

"Si je fais débloquer aujourd'hui, rien ne dit que la centaine de bloqueurs ne reviendra pas le lendemain matin."

On est pris en otage par une minorité de personnes

Aurore travaille dans les services administratifs de l'université Paul-Valéry. Elle déplore de ne plus pouvoir faire son travail.

"Je suis un peu en colère. Un coup on nous demande de venir travailler, et ensuite de rester chez nous. On voit le campus en train de se dégrader. Cela pourrait vite chavirer."

Du côté des partisans du blocage, on justifie en revanche le moyen d'action en expliquant que la décision a été prise en assemblée générale.

"Ce blocage permet d'ouvrir des temps de discussions avec les collègues", explique Thomas Levy, salarié administratif et membre du syndicat Sud Education. 

"Parler de prise d'otage après ce qui s'est passé au Bataclan, _c'est inadmissible_. Des cours substitutifs ont été mis en place. Tout n'est pas bloqué. C'est au président de l'université de faire pression sur le rectorat pour débloquer la situation."

Une prochaine assemblée générale décidera de la poursuite ou non du blocage de l'université Paul-Valéry le lundi 26 mars.

Patrick Gilli, président de l'université Paul-Valéry de Montpellier

Le blocage de l'université Paul-Valéry divise - Reportage - Guillaume Roulland

Patrick Gilli, le président de Paul-Valéry, déplore les conséquences du blocage sur l'ensemble de l'université - Radio France
Patrick Gilli, le président de Paul-Valéry, déplore les conséquences du blocage sur l'ensemble de l'université © Radio France - Guillaume Roulland
La quasi totalité des bâtiments de l'université Paul Valéry est bloquée depuis ce mardi matin - Radio France
La quasi totalité des bâtiments de l'université Paul Valéry est bloquée depuis ce mardi matin © Radio France - Guillaume Roulland
Des piquets de grève tenus par des étudiants surveillent les accès des bâtiments - Radio France
Des piquets de grève tenus par des étudiants surveillent les accès des bâtiments © Radio France - Guillaume Roulland
Les amphis restent quant à eux ouverts pour les assemblées générales - Radio France
Les amphis restent quant à eux ouverts pour les assemblées générales © Radio France - Guillaume Roulland
Une prochaine assemblée générale décidera de la suite du mouvement le lundi 26 mars - Radio France
Une prochaine assemblée générale décidera de la suite du mouvement le lundi 26 mars © Radio France - Guillaume Roulland