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Éducation

VIDÉO - Face-à-face tendu et dialogue très difficile à l'université Paul-Valéry de Montpellier

jeudi 12 avril 2018 à 12:15 Par Guillaume Roulland, France Bleu Hérault et France Bleu

Au lendemain du sabotage des serveurs informatiques de l'université, 200 à 300 enseignants et personnels de la fac se sont spontanément rassemblés ce jeudi pour dénoncer l'action de la veille et tenter de renouer le dialogue avec les étudiants. Ils ont obtenu la réouverture du bâtiment administratif

200 à 300 enseignants et personnels de l'université Paul Valéry se sont rassemblés ce jeudi matin
200 à 300 enseignants et personnels de l'université Paul Valéry se sont rassemblés ce jeudi matin © Radio France - Guillaume Roulland

Montpellier, France

"La ligne rouge a été franchie." C'est en ces termes que Patrick Gilli, le président de l'université Paul-Valéry, s'était ce jeudi matin devant 200 à 300 enseignants et personnels de la faculté. Un rassemblement spontané, décidé la veille au soir, pour dénoncer le sabotage mercredi des serveurs informatiques de la fac. Une opération menée par une trentaine d'étudiants cagoulés et qui a interrompu les examens sur internet.

Des enseignants qui réclamaient aussi un retour au calme et de renouer le dialogue avec les bloqueurs. Mais le dialogue restait manifestement impossible entre les deux camps : une cinquantaine de bloqueurs se sont invités et ont perturbé le rassemblement.

Les enseignants se sont rendus ensuite dans l'amphi A de Paul-Valéry pour tenter de prendre la parole devant les grévistes. Dialogue impossible également. Une enseignante a tenté de s'emparer d'un micro pour s'adresser aux étudiants présents. Elle en a été empêchée par plusieurs étudiants et il a fallu l'intervention du président et du vice-président de la faculté pour éviter un incident (voir vidéo ci-dessous).

Une certaine tension continuait donc de régner ce jeudi à l'université Paul Valéry. L'ensemble du système informatique reste hors d'usage. La direction a demandé l'appui technique du rectorat afin que de nouvelles messageries puissent être mises en place et que le personnel administratif et les enseignants puissent continuer à communiquer entre eux.

La police technique et scientifique a procédé ce jeudi matin à plusieurs relevés dans la salle qui contient les serveurs informatique. 

Le président de Paul-Valéry, Patrick Gilli, ignore encore dans combien de temps les systèmes informatiques seront rétablis. Il n'exclut pas un recours à la force publique pour faire évacuer la fac. "Cela fait partie des options auxquelles la direction réfléchit" a t'il affirmé.

Jeudi, dans l'après-midi, la présidence de Paul Valéry a obtenu des étudiants, et après d'âpres discussions, la réouverture du bâtiment administratif dans lequel les personnels ne pouvaient pénétrer depuis le 15 mars.

Mais uniquement jusqu'à samedi inclus pour l'instant.

Patrick Gilli, président de l'université Paul Valéry, n'exclut plus un recours à la force publique. - Radio France
Patrick Gilli, président de l'université Paul Valéry, n'exclut plus un recours à la force publique. © Radio France - Guillaume Roulland