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Éducation

Plan d'actions pour la protection des écoles : les policiers pourraient rentrer dans les établissements scolaires

mardi 30 octobre 2018 à 21:15 Par Théo Caubel, France Bleu Occitanie

Le plan d'actions pour la protection de l'école doit être présenté mercredi 31 octobre. Il doit permettre de lutter contre les violences dans les établissements scolaires. Parmi les mesures envisagées, la présence de policiers dans les écoles fait débat.

Les forces de l'ordre pourraient intervenir "à des moments de tension particulière dans la journée".
Les forces de l'ordre pourraient intervenir "à des moments de tension particulière dans la journée". © Radio France - Bénédicte Dupont

Muret, France

Les forces de l'ordre dans les établissements scolaires. C'est le souhait du ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, qui précise cependant que leur présence serait décidée "à des moments de tension particulière" et soumise à "l'accord du chef d'établissement".

Cette mesure devrait faire partie du plan d'actions pour la protection de l’École. Il sera présenté mercredi 31 octobre par le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer. Il fait suite à la polémique suscitée il y a quelques jours par la diffusion d'une vidéo sur internet où l'on voyait un lycéen de Créteil menacer son enseignante avec un pistolet factice. Cette vidéo avait été suivie par le lancement de #Pasdevague sur les réseaux sociaux. Les enseignants y dénonçaient les violences qu'ils subissaient.

"Il y a déjà même des encadrants."

Mais mettre les forces de l'ordre dans les collèges et les lycées, la mesure fait débat, notamment chez les élèves. "D'un côté c'est bien. On se sentira plus en confiance, explique Charline est en classe de 1er à Muret. Mais après, c'est trop !  Il y a quand même des encadrants. Les professeurs les enseignants peuvent régler les problèmes."

Surtout que pour Tom, collégien dans la même ville, les violences n'ont pas lieu dans les établissements. "À l'intérieur, il n'y a personne. Tout le monde va fumer dehors. Du coup, quand il y a des problèmes c'est à l'extérieur. Il n'y a jamais de bagarre à l'intérieur sinon on peut se faire virer."

Selon les élèves, les forces de l'ordre patrouillent déjà devant les établissements scolaires de Muret.  - Radio France
Selon les élèves, les forces de l'ordre patrouillent déjà devant les établissements scolaires de Muret. © Radio France - Théo Caubel

Cette mesure est donc perçue comme inutile par la plupart des élèves de la ville. Surtout que les forces de l'ordre patrouillent déjà devant les établissements de Muret. "Ils passent 5 fois par semaine, constate Junior en seconde. Juste ils regardent et parfois ils s'arrêtent. Cela suffit largement, à l'intérieur ça serait plus choquant qu'autre chose." 

"On sera plus rassuré de savoir qu'il y a les forces de l’ordre."

Les seuls à trouver cette mesure rassurante sont les parents d'élèves, inquiets parfois de ne pas savoir ce qu'il se passe à l'intérieur des collèges et lycées. "Les agressions, les harcèlements scolaires, on sait que parfois les enfants rentrent avec des couteaux et des choses comme ça, s'alarme Audrey une parent d'élève. On sera plus rassuré de savoir qu'il y a les forces de l’ordre."

"C'est une réponse médiatique à un problème de fond qui dure depuis des années" Pierre Priouret, secrétaire général académique du syndicat d'enseignant SNES-FSU

Du côté des syndicats, on s'inquiète face à de telles annonces à côté des priorités selon eux. "La première chose à faire, c'est mettre le nombre d'adulte nécessaire dans les établissements, affirme Pierre Priouret, secrétaire général académique du syndicat SNES-FSU. Car il y en a beaucoup où il existe de grosses difficultés à assurer la surveillance des couloirs. Et il faut diminuer le nombre d'élèves par classe."

Plus de moyens humains

"Faisons rentrer des éducateurs jeunesse, des infirmières, des médecins, des psychologues scolaires, tout le personnel auxiliaire encadrant qui permet de régler les problèmes de violence", complète Muriel Paletou, présidente de la FCPE 31.

Tous deux attendent surtout des moyens humains et financiers pour régler les problèmes de violence et non une politique répressive envers les élèves.