Éducation

Plan d'urgence pour l'éducation en Seine-Saint-Denis : NVB assure le service après-vente

Par Julie Marie-Leconte, France Bleu Paris mardi 8 septembre 2015 à 15:59

Najet Vallaud-Belkacem à l'école Aimé Césaire de Saint-Denis
Najet Vallaud-Belkacem à l'école Aimé Césaire de Saint-Denis - Education Nationale

Najat Vallaud-Belkacem était ce matin en Seine-Saint-Denis. A Bobigny, à la Direction départementale de l’Éducation nationale, elle a félicité le personnel administratif pour une rentrée réussie, contrairement à celle de 2014. Elle s'est ensuite rendue dans une école primaire de Saint-Denis.

Face à la ministre, cette enseignante de l'école Aimé Césaire, à Saint-Denis, raconte : en février dernier, elle est partie en congés maternité. Ses CP ont ensuite vu défiler six remplaçants contractuels. "Les enfants  ont régressé", dit elle, "dans les apprentissages comme dans le comportement". Pire, les difficultés de ces contractuels ont déstabilisé  tous leurs collègues. "Il faut imaginer notre souffrance", lâche l'un des professeurs : "une souffrance telle que certains d'entre nous ont pensé à démissionner", d'autant qu'on sait qu'une fois affecté en Seine-Saint-Denis, il faut 20 ou 30 ans pour obtenir une mutation. "Les parents ont vu une école tellement défaillante", témoigne la directrice, "qu'aujourd'hui tout le lien de confiance est à rebâtir".

Cette année semble beaucoup mieux partie. C'est important, souligne la ministre. Moins la Seine-Saint-Denis  aura une image négative, plus il y aura de candidats pour y venir travailler, et le cercle vertueux sera enclenché. Les enseignants pourront évoluer plus rapidement s'ils le souhaitent.

A l'école Aimé Cesaire,  pour l'instant, il n'y pas de contractuel, un seul stagiaire, déjà un remplaçant , mais qui restera toute l'année. C'est la grande inquiétude du côté des syndicats et des parents. Si comme ce jeune homme, trop de titulaires remplaçants sont déjà en poste, ils vont manquer pour les remplacements au pied levé en cours d'année. L'éducation nationale assure qu'à ce jour il y a encore des enseignants disponibles. Mais le ministère refuse de dire combien.