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Éducation

Plan pauvreté : l'adjointe au maire de Metz aux affaires sociales demande des moyens pour les collectivités

jeudi 13 septembre 2018 à 9:12 Par Magali Fichter, France Bleu Lorraine Nord

Emmanuel Macron dévoile, ce jeudi, son plan "Pauvreté" avec notamment des mesures dans les écoles pour les enfants issus de milieux défavorisés. Pour Danielle Bori, adjointe au maire de Metz en charge des affaires sociales, "il faut mettre les moyens en face des déclarations".

Danielle Bori, adjointe au maire de Metz
Danielle Bori, adjointe au maire de Metz © Radio France -

Le plan "Pauvreté" que doit dévoiler, ce jeudi, le président de la République, prévoit notamment de nombreuses mesures pour les enfants défavorisés. Places en crèche supplémentaires et bonus financier pour les familles les plus pauvres, petit-déjeuner dans les établissements en zone prioritaire, "Ce sont de bonnes mesures", concède Danielle Bori, adjointe au maire de Metz en charge des affaires sociales, avant de préciser : "Si cela ne reste pas une déclaration d'intention, et si les moyens sont mis en face de la déclaration. Sinon, cela va retomber sur les collectivités, alors qu'on nous demande de dépenser moins." Concernant les crèches, "Metz n'a pas attendu le plan "Pauvreté". 40% des places en crèche sont attribuées à des enfants issus de milieux défavorisés". 

Danielle Bori, invitée de la rédaction de France Bleu Lorraine Nord

De la pulpe végétale à la place du plastique dans les cantines de Metz

Metz se veut aussi à la pointe dans les cantines scolaires. 40% des repas servis sont composés d'aliments bio ou locaux, et "nous travaillons pour continuer l'effort, notamment avec les agriculteurs", précise Danielle Bori. Pas de plastique, non plus, dans les assiettes des petits messins, alors que le projet de loi Alimentation prévoit de bannir ce matériau, accusé de transmettre des perturbateurs endocriniens, dans la restauration scolaire. "A Metz, cela fait plusieurs années que nous utilisons de la pulpe végétale pour les contenants", rappelle l'adjointe au maire.

Semaine de quatre jours et demi : "on a préféré regarder l'intérêt de l'enfant"

Contrairement aux autres communes de l'agglomération, Metz a conservé la semaine de quatre jours et demi. "C'est la loi, rappelle Danielle Bori. Toutes les villes qui sont passés à quatre jours sont dérogatoires. On s'est basés sur les études des chronobiologistes, qui montrent que les heures du matin sont plus propices aux apprentissages. On a préféré regarder l'intérêt de l'enfant." Enfin, depuis la rentrée, le périscolaire à Metz n'accueille plus les enfants que jusqu'à 18h45, contre 19h dans certains services l'année dernière. "Il n'y avait que très peu d'enfants qui restaient jusqu'à 19h", explique Danielle Bori. Certains parents se sont aussi émus de la disparition du goûter, "mais c'était les associations qui le prenaient en charge, c'est donc de leur fait si il est supprimé".