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Éducation

Plus de 200 classes de CP dédoublées à Marseille pour la rentrée scolaire

dimanche 3 septembre 2017 à 16:13 Par Hajera Mohammad, France Bleu Provence

C'est l'une des nouveautés de cette rentrée scolaire 2017. Le dédoublement des classes de CP en zone prioritaire REP+. Une mesure voulue par le gouvernement et que les établissements ont mis en place tout au long de l'été.

À Marseille, plus de 200 classes de CP seront dédoublées à la rentrée scolaire, comme ici à l'école Kléber.
À Marseille, plus de 200 classes de CP seront dédoublées à la rentrée scolaire, comme ici à l'école Kléber. © Maxppp - Maxppp

Marseille, France

Plus de 77.000 enfants font leur rentrée ce lundi dans les 44 écoles publiques de Marseille, avec plusieurs nouveautés au programme. Une rentrée marquée par de nouvelles mesures notamment le dédoublement des classes de CP REP + (réseaux d"éducation prioritaire), une mesure défendue par le gouvernement. À Marseille, 283 classes sont concernées.

Des classes à 12 élèves

C'est notamment le cas à l'école Kléber, dans le 3e arrondissement de Marseille, qui va passer de deux CP à cinq classes de 12 élèves chacune. Mais impossible dans ce bâtiment, de créer physiquement une pièce pour chaque classe. Une seule aura sa salle dédiée. Les autres se feront en co-enseignement. Concrètement, 24 élèves seront dans la même pièce mais avec deux enseignants qui auront chacun leur groupe de 12 enfants.

Le co-enseignement en phase de test

Pour Dominique Soumier, le directeur de l'école Kléber, le plus important dans ce dispositif de co-enseignement, c'était de trouver les bons "tandems". "On voulait avoir des enseignants qui se connaissent et qui s'apprécient. Ce n'est pas évident. Vous savez bien que le métier d'enseignant est extrêmement solitaire et parfois individuel", explique-t-il. Les instituteurs ont donc choisi leur binôme.

Anne Laucci, institutrice depuis 13 ans, a également choisi avec sa collègue, la disposition des tables, des bureaux, des tableaux. Hors de question de mettre une cloison au milieu de la pièce pour séparer les deux groupes. "C'est une absurdité. Les classes ne sont pas assez grandes et je pense qu'on enrichit nos pratiques à travailler à deux."

Et les élèves dans tout ça ?

L'enseignante ne cache pas sa réserve sur ce nouveau dispositif, en ce qui concerne les élèves. "Avoir deux personnes qui font des activités différentes dans une classe, entraîne une dispersion de la concentration, parce que ce sont des petits, qui ont du mal à se concentrer et qui vont forcément aller écouter ou regarder ce qui leur plaît plutôt que ce qu'on leur impose." Des doutes partagés par la plupart des collègues, mais tous se donnent rendez-vous dans quelques mois pour faire le bilan de cette réforme.