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Plus de 600 universitaires demandent la démission de la ministre Frédérique Vidal

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Par , France Bleu

Dans une tribune publiée dans le journal Le Monde, ce samedi 20 février, plus de 600 membres du personnel de l’enseignement supérieur et de la recherche demandent la démission de leur ministre de tutelle, Frédérique Vidal, après ses propos sur "l'islamo-gauchisme" au sein de l'université.

Frédérique Vidal est ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation depuis mai 2017.
Frédérique Vidal est ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation depuis mai 2017. © Maxppp - IP3 PRESS

La ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, Frédérique Vidal, est très critiquée ces derniers jours après ses propos sur l'islamo-gauchisme. Une expression déjà utilisée en octobre dernier par le ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, après l'assassinat du professeur Samuel Paty, pour dénoncer des "complices intellectuels" d'actes terroristes. "Je serai d'une très grande fermeté face à tous ceux qui, aujourd'hui, en se croyant progressistes, font en réalité le lit d'une forme de tolérance à la radicalité", avait alors dit le ministre. "L'islamo-gauchisme" peut alors se définir comme une injure ou une dérive d'une partie de la gauche, explique France Inter

En employant cette expression, Frédérique Vidal a provoqué un tollé. Elle a évoqué, dimanche 14 février sur la chaîne CNews, l'"islamo-gauchisme" qui "gangrène", selon elle, "la société dans son ensemble" et l'université en particulier. Elle a demandé "un bilan de l'ensemble des recherches" qui se déroulent en France, afin de distinguer ce qui relève de la recherche académique et ce qui relève du militantisme.

Des propos qui ont provoqué la colère de nombreux chercheurs et universitaires. Le CNRS (Centre national de la recherche scientifique) a réagi cette semaine en rappelant que le terme d'"islamo-gauchisme" ne correspond "à aucune réalité scientifique".

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La Conférence des présidents d'université a également condamné ces propos et écrit dans un communiqué que "'L’islamo-gauchisme' n’est pas un concept. C’est une pseudo-notion dont on chercherait en vain un commencement de définition scientifique, et qu’il conviendrait de laisser, sinon aux animateurs de Cnews, plus largement, à l’extrême droite qui l’a popularisé."

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Et cette colère ne retombe pas. Ce samedi, plus de 600 membres du personnel de l’enseignement supérieur et de la recherche demandent la démission de leur ministre de tutelle dans une tribune parue dans le journal Le Monde.

"Chasse aux sorcières"

Les signataires de cette tribune dénoncent une "chasse aux sorcières" : "Si le propos manque de cohérence, ­l’intention est dévastatrice : il s’agit de ­diffamer une profession et, au-delà, toute une communauté, à laquelle, en tant qu’universitaire, Frédérique Vidal appartient pourtant, et qu’il lui appartient, en tant que ministre, de protéger. L’attaque ne se limite d’ailleurs pas à disqualifier, ­puisqu’elle fait planer la menace d’une ­répression intellectuelle. Comme dans la Hongrie d’Orban, le Brésil de Bolsonaro ou la Pologne de Duda, les études postcoloniales et décoloniales, les travaux portant sur les discriminations raciales, les études de genre et l’intersectionnalité sont ­précisément ciblés."

"Contrairement à ce qu’affirme Frédérique Vidal, les universitaires, les chercheurs et chercheuses, les personnels d’appui et de soutien à la recherche n’empêchent pas leurs pairs de faire leurs recherches", poursuivent-ils, pointant du doigt, à l'inverse, le manque de moyens humains et financiers dans les universités.

Ils dénoncent également le contexte de ces déclarations, au milieu de la crise sanitaire et de la souffrance des étudiants, face à laquelle la ministre est, selon eux, "restée silencieuse". Ils concluent donc leur tribune en appelant "avec force" à la "démission" d'une "ministre indigne de [les] représenter".

La ministre est en revanche soutenue par son homologue de l'Education nationale pour qui l'"islamo-gauchisme" est un "fait social indubitable" qu'il faut "regarder en face".

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