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Éducation

Plus de 80% des communes berrichonnes à la semaine des quatre jours à l'école à la rentrée 2018

lundi 16 avril 2018 à 4:24 Par Sarah Tuchscherer, France Bleu Berry

Comme un retour à la case-départ : à la rentrée prochaine, une immense majorité de communes berrichonnes appliqueront à nouveau la semaine des quatre jours dans leurs écoles. Certains maires ont pris cette décision à contre-cœur.

Une salle de classe (illustration)
Une salle de classe (illustration) © Maxppp - Bruno Levesque

Bourges, France

Les chiffres sont définitifs pour le Cher, ils peuvent encore évoluer à la marge dans l'Indre, mais la tendance est nette : à la rentrée prochaine, une immense majorité d'écoliers berrichons iront de nouveau à l'école quatre jours par semaine (et non plus quatre jours et demi, comme cela avait été le cas pendant le quinquennat Hollande). Dans la loi, le cadre général reste bien celui d'une semaine de classe répartie sur neuf demi-journées. Mais depuis un décret datant du 27 juin 2017, les communes ont la possibilité de demander une dérogation. En Berry, une centaine l'avait réclamée dès l'an passé. Elles seront plus du double (soit environ 80% du total) à l'avoir obtenue pour la rentrée 2018. 

Selon les services départementaux de l'Education Nationale dans le Cher, en septembre prochain, 186 communes (285 écoles) seront à la semaine des quatre jours. Dans l'Indre, une réunion doit trancher les cas les plus délicats mi-mai. Pour l'instant, les services de l'Education nationale annoncent un chiffre de 112 à 118 communes (soit 180 écoles) qui adopteront l'ancien rythme à la rentrée 2018.

Meilleur ou pas pour les enfants ? La question fait encore débat

Du point de vue comptable, ce retour à l'ancien rythme semble faire l'unanimité. Certains maires s'y sont tout de même résolus à contre-cœur. Patrick Timmermann, maire de St-Satur, explique qu'il est lié aux communes environnantes, avec lesquelles il partage certains services, notamment le centre aéré, dont les locaux sont situés chez lui. Dès lors que Sancerre avait voté en faveur des quatre jours, il n'a pu que suivre. A Chezal-Benoit, Marinette Mitriot est elle aussi partisane des temps d'activité périscolaires : « pour que les enfants défavorisés puissent accéder à la culture ». Mais elle a finalement adopté la position de son conseil d'école. Composé d'enseignants et de parents d'élèves, il a estimé que les quatre jours et demi entraînait une fatigue supplémentaire pour les enfants. 

Parmi les associations de parents d'élèves non plus, la semaine des quatre jours n'est pas plébiscitée. Présidente de la PEEP dans le Cher, Véronique Dunoyer explique avoir changé d'avis à ce sujet. Selon elle, répartir l'enseignement sur cinq matinées était une bonne chose : « Les enfants sont plus réceptifs le matin, plus disposés à faire de la lecture ou des maths qu’en fin d’après-midi. Cette matinée supplémentaire passée en classe était un plus pour les élèves les plus fragiles ».