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Suspension du sport à l'intérieur : un “bricolage” selon un professeur d’EPS de Fismes

Depuis ce lundi 18 janvier, les élèves n'ont plus le droit de pratiquer de sport en intérieur. Cette décision exaspère Matthias Carpentier, le secrétaire du SNEP-FSU syndicat des profs de sports dans l'académie de Reims, qui craint qu'il n'y aie plus de pratique sportive du tout.

Photo d'illustration
Photo d'illustration © Maxppp - Darek Szuster

Depuis lundi 18 janvier, les enfants et les adolescents ne peuvent plus pratiquer de sport en intérieur. Les activités sportives scolaires et extra-scolaires sont désormais interdites dans les salles et gymnases jusqu'à nouvel ordre. Cette mesure fait partie de celles annoncées par le premier ministre Jean Castex jeudi 14 janvier. Une décision qui a surpris et qui inquiète les professeurs d'éducation sportive. 

a nous a d'abord surpris parce que c'était pas du tout ce qu'on attendait, en tout cas par rapport à ce qu'on entendait un petit peu ici où là sur le niveau de contamination dans les établissements scolaires”, explique Matthias Carpentier, secrétaire du SNEP-FSU dans l’Académie de Reims et professeur d’EPS à Fismes.

“Plus de sport en intérieur”, ça se traduira beaucoup et très souvent malheureusement dans notre région par plus de sport du tout”

J'habite du côté de Fismes et c'est vrai qu’il suffit de mettre le nez dehors pour comprendre tout de suite que cette décision “plus de sport en intérieur”, ça se traduira beaucoup et très souvent malheureusement dans notre région par plus de sport du tout”, s’inquiète le professeur. D’autant que beaucoup de professeurs d’EPS estiment qu’il est tout à fait possible d’assurer la sécurité sanitaire des élèves.Les collègues nous ont tous remonté le même sentiment c'est-à-dire que depuis fin novembre début décembre, et que les demi-groupes ont été installés, ils avaient l'impression de pouvoir continuer à proposer une pratique physique aux jeunes dans des conditions sanitaires très satisfaisantes”.  

Une réorganisation plutôt qu’une interdiction

Matthias Carpentier pense également que les cours et les évaluations restent possibles, “à condition de basculer sur des effectifs allégés et là, on pourrait résoudre toutes ces problématiques. Alors ce ne serait pas la panacée bien sûr, parce que le temps de pratique serait réduit, mais au moins il y aurait un temps de pratique de qualité possible avec les classes”. 

Cette décision du gouvernement lui paraît encore plus injuste car elle concerne la santé des élèves.On connaît tous les effets que ça produit sur la santé, sur l'obésité, sur les capacités cardio-vasculaires et ça on n'avait pas eu besoin de la crise du Covid pour le savoir. Il y a beaucoup d'études qui ont montré que nos jeunes ont besoin d'activité sportive bien sûr pour leur santé mais aussi pour le côté socialisant.” 

Du "bricolage" ? des promenades ? 

Malgré cette nouvelle restriction, les cours auront tout de même lieu mais avec des activités alternatives. “On a déjà des collègues qui sont en train de réfléchir à des adaptations mais là très honnêtement mais ils nous ont tous quasiment cité le terme “bidouille”, “bricolage”. Et très honnêtement, ce bricolage, il devient insupportable”. 

Dans son établissement de Fismes, Matthias Carpentier commence à s’interroger sur cette difficile réorganisation. “On a commencé à en discuter avec les collègues et avec la direction de l'établissement : nous sommes vraiment en bordure de forêt. On a des chemins, on a des champs aux alentours. Si la météo s'arrange, on pourra au moins oxygéner nos élèves par des promenades, appelons ça comme ça. Je ne vais pas parler ni de sport, ni d’EPS mais au moins de prendre plaisir à se promener dans la campagne. C'est une petit peu tout ce qui nous restait sous la main pour le moment”, conclut l’enseignant. 

Matthias Carpentier, l'invité de France Bleu Matin

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