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Plusieurs centaines de personnes rassemblées à Paris pour la défense des langues régionales

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Par , France Bleu Pays Basque, France Bleu

Des militants, parmi lesquels des Basques, venus de toute la France ont manifesté leur inquiétude quant au devenir des langues régionales devant le ministère de l'Education à Paris

Plusieurs centaines de personnes se sont d'abord réunies devant la basilique Sainte-Clothilde à Paris
Plusieurs centaines de personnes se sont d'abord réunies devant la basilique Sainte-Clothilde à Paris © Radio France - Marie Andrée Ouret

Basques, Catalans, Bretons, Corses, Occitans, Alsaciens, Créoles... Plusieurs centaines de personnes se sont réunies à Paris devant la basilique Sainte Sophie, avant de prendre la route du ministère de l'Éducation nationale avec un mot d'ordre : "pour que vivent nos langues". Les langues régionales en France "figurent toutes à l'inventaire des langues menacées de disparition établi par l'ONU" selon le collectif qui regroupe une quarantaine d'associations.

La réforme Blanquer en cause

Le collectif estime ne pas être du tout entendu par le gouvernement, et principalement par le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer. La réforme du bac est "une catastrophe pour les langues régionales" selon Peio Jorajuria, le président de Seaska, la fédération des Ikastola qui était du voyage à Paris.

Le coefficient ne donne aucune plus-value pour un candidat ayant choisi une langue régionale. "Aujourd'hui, le grec et le latin ont des meilleurs coefficients que les langues régionales. Plus qu'un symbole, c'est un acte." Autre handicap, la langue régionale est mise en concurrence dans le choix des options avec la seconde langue. "Conséquence, une chute dramatique des effectifs d'élèves inscrits en langues régionales" détaille Marie Andrée Ouret, la présidente de Biga Baï, qui elle aussi manifestait.

"On observe tous les dégâts de la réforme pour toutes les langues..." - Marie Andrée Ouret

L'enseignement par immersion menacé

Les déclarations du ministre devant le Sénat le 21 mai 2019, contre l’enseignement par immersion avaient choqué. Jean-Michel Blanquer déclarait. "D’un point de vue pédagogique, il y aurait beaucoup à discuter autour de ça. On pourrait arriver à dire que cognitivement, ce n’est pas si bon que ça, précisément si l’enfant est mis dans la situation d’ignorer la langue française."

Selon le collectif, les méthodes immersives d'apprentissage des langues ont fait leur preuve au cours d'expérimentations. "Alors que l’urgence devrait permettre d’étendre ces méthodes immersives efficaces à l'école publique et dans les écoles privées, selon la déclaration de M. Jean-Michel Blanquer devant le Sénat, tout cela doit disparaître !" 

Une pétition mise en ligne a déjà recueilli 14.200 signatures.

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