Éducation

Postes d’enseignants en Moselle pour la rentrée : le compte n’y est pas pour les syndicats

Par Rachel Noel, France Bleu Lorraine Nord mercredi 18 janvier 2017 à 17:10

Quatre mois après la réforme des collèges, les syndicats ne sont toujours pas satisfaits
Quatre mois après la réforme des collèges, les syndicats ne sont toujours pas satisfaits © Maxppp - IP3 PRESS/MAXPPP/BrunosLevesque

Il y aura 89 postes d'enseignants en plus pour la rentrée prochaine dans l'académie de Metz Nancy, dont 36 dans les collèges de Moselle. Les syndicats dénoncent un effet trompe-l’oeuil, qui n’est pas à la mesure des besoins.

Le rectorat de l’académie de Metz Nancy a donné ses prévisions de postes pour la rentrée 2017. Il y aura 89 postes supplémentaires d'enseignants à la rentrée pour l’académie. Des chiffres qui ne sont pas suffisants, ou en tous cas pas à la hauteur des besoins.

Un rattrapage plus que des moyens supplémentaires.

Depuis 2013, l'académie de Metz Nancy est la seule à avoir perdu des postes : 37 dans le second degré et 8 dans le 1er degré. Elle a perdu plus de postes que d'élèves.

Au-delà des chiffres annoncés, Bruno Henry, secrétaire académique du syndicat SNES-FSU rappelle que l’on est dans une sorte de rattrapage des postes supprimées les années précédentes en Moselle : "On a le même nombre d’élèves qu’en 2013 et on retrouve le même nombre de profs, donc il n’y a pas d’amélioration sur le quinquennat".

« 36 postes, c’est une demi-heure en plus par classe. Tous les enseignants vous le diront que pour mieux travailler, il faut des enseignants en plus

Selon le rectorat, 36 de ces postes supplémentaires en Moselle, serviront à accompagner la hausse de la démographie scolaire, mais aussi à poursuivre la mise en œuvre de la réforme des collèges.

Pour Bruno Henry, le secrétaire académique du SNES-FSU, le bilan de cette réforme des collèges n’est pas satisfaisant : "On avait dit qu’il y aurait des disparités selon les collèges et c’est vrai. On avait dit que les EPI, les enseignements interdisciplinaire prendrait du temps sur le temps scolaire et c’est vrai. On a des enseignants qui ont moins d’heures pour enseigner leur matière, et qui perdent beaucoup de temps pour tenter d’appliquer ces enseignements".

Réécouter l’itw de Bruno Henry, secrétaire académique du syndicat SNES-FSU