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Éducation

Postes supprimés à la rentrée : le désarroi des parents d'élèves de l'école Victor-Hugo de Quimper

lundi 10 septembre 2018 à 17:30 Par Benjamin Bourgine, France Bleu Breizh Izel

Non pas une, non pas deux, mais trois classes supprimées ou chamboulées : ce n'est plus une rentrée, à l'école Victor-Hugo, mais plutôt un bowling. Et dans le cas présent, on n'est pas loin du strike, avec les enfants en guise de quilles. Les parents d'élèves se mobilisent.

La mobilisation des parents d'élèves ce midi à l'école Victor Hugo
La mobilisation des parents d'élèves ce midi à l'école Victor Hugo © Radio France - Benjamin Bourgine

Quimper, France

Ils étaient 50 parents d'élèves devant l'école Victor-Hugo à Quimper ce lundi midi. Pas pour partir en voyage scolaire, mais bien pour dire leur désarroi. Un premier rendez-vous, et il y en aura sans doute d'autres car la rentrée 2018 est plutôt gratinée pour cette école du centre ville de Quimper. Deux classes supprimées, dont la moyenne section, et une enseignante de CP qui doit quitter son poste pour des raisons administratives.

L'institutrice n'a pas pu dire au-revoir à sa classe

Nathalie Schmitt, parent d'élève explique : "on s'y était fait [à perdre le premier poste en CE2, annoncé en juin] parce que c'est la loi du chiffre, bon, on s'était fait une raison. On nous annonce vendredi matin qu'il y a un poste supprimé en moyenne section. Les enfants seront 29 en grande section en janvier. C'est choquant."

"Et alors la cerise sur le gâteau vient du fait que le poste de CP est supprimé pour on ne sait quelle raison, on se retrouve avec une remplaçante pour les CP, l'institutrice n'a même pas pu dire au revoir aux enfants. Ce matin, les enfants se demandaient qui leur avait volé leur maîtresse, est-ce qu'ils avaient fait quelque chose de mal, est-ce qu'elle avait fait quelque chose de mal ?"

Des slogans sur les pancartes faites en hâte - Radio France
Des slogans sur les pancartes faites en hâte © Radio France - Benjamin Bourgine

La directrice fait un malaise ce matin

Pour couronner le tout, la directrice a fait un malaise ce matin, au moment de l'arrivée des élèves. Une ambulance des pompiers était là dans la cour. Très serein comme climat ! "C'est pas sans impact toutes ces choses-là" ajoute Nathalie Schmitt. "C'est aussi mettre la pression sur les enseignants" constate Paul Ancel, l'un des membres de l'association de parents d'élèves.

"Les enseignants font ce qu'ils peuvent, avec les moyens qu'on leur donne. Les instituteurs comme les enfants sont pris comme des numéros. On les change au dernier moment, rien n'est prévu. C'est choquant".

Les actions vont se poursuivre pour défendre l'école Victor Hugo - Radio France
Les actions vont se poursuivre pour défendre l'école Victor Hugo © Radio France - Benjamin Bourgine

Une méthode "déplorable" 

Youen Grall a un enfant scolarisé en moyenne section, et un autre en CP. La méthode le rend perplexe : "C'est cette brutalité de la décision qui est à contester. Et puis surtout le déplacement d'une enseignante alors qu'elle aurait pu être maintenue à titre provisoire de manière intelligente. Elle a lancée sa classe de CP, c'est beaucoup de travail, et d'un coup elle est mutée dans la précipitation pour y mettre une remplaçante. C'est déplorable !"

Sylvain a un enfant en CP : "il a pleuré samedi, on ne s'attendait pas à cette nouvelle-là, et ce matin, c'était pas la grande forme".Le CP, pourtant, à entendre le ministre Jean-Michel Blanquer, doit être une des priorités de la rentrée pour l'Education Nationale. Ici, c'est un peu le contre-exemple.