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Éducation

Pourquoi la fac de lettres de Limoges est-elle bloquée ? La réponse de deux grévistes

mardi 24 avril 2018 à 9:27 Par Fabienne Joigneault, France Bleu Limousin

L'occupation de la faculté de Lettres et Sciences Humaines a été reconduite pour deux semaines à Limoges. Ce mardi matin, deux étudiantes grévistes étaient les invitées de France Bleu Limousin pour expliquer ce qui motive ce blocage.

Plus de 400 des 600 étudiants présents à l'AG ce lundi ont voté la poursuite du mouvement
Plus de 400 des 600 étudiants présents à l'AG ce lundi ont voté la poursuite du mouvement © Radio France - Justine Dincher

Limoges, France

Amandine et Mathilde sont toutes deux étudiantes en fac de Lettres et Sciences Humaines à Limoges. Et toutes deux mobilisées contre le nouveau système Parcoursup, d'accès à l'enseignement supérieur. Elles répondaient ce mardi à 8h15 aux questions de Justine Dincher, sur France Bleu Limousin. 

L'année dernière, les étudiants protestaient contre le tirage au sort. Avec Parcoursup, c'est fini, alors quel est le problème ? 

Parcoursup pose un problème sur la sélection : ça ne permet pas à tous d'accéder à l'université, alors qu'à la base, le principe, c'est que ce soit accessible.  Par exemple, pour beaucoup de filières, si on a redoublé une fois, l'entrée sera refusée. Cela va défavoriser les classes les plus pauvres, les personnes en situation de handicap pour lesquelles on s'est rendu compte que la plateforme avait des problèmes d'adaptation. 

A Limoges, le président de l'Université assure qu'il n'y aura pas de sélection. Il n'y a pas vraiment de filière en tension. Vous vous battez donc pour qui ? 

En soi, à Limoges, il y a un vrai problème de sélection : il y a plus de 1.000 étudiants qui se présentent en sciences de l'éducation pour 150 places. Et puis on ne se bat pas seulement pour les étudiants de Limoges.  On connaît tous quelqu'un ailleurs et toute la France est concernée.  

Le taux d'échec en première année à la fac est de 60% d'après le gouvernement, qui veut le réduire. Vous proposez quoi ? 

En réalité, le taux d'échec n'est pas si énorme que ça en fin de licence, c'est un peu mentir. En fait, soit on doit améliorer l'année de réorientation soit on admet que l'université doit être un lieu de découverte, et qu'on peut se tromper et refaire une première année !  Il faut travailler l'orientation avant. Ce que j'ai reçu au lycée, c'était notoirement insuffisant : une heure de temps en temps, et des stages non rémunérés et peu intéressants. 

Les examens ont lieu dans deux semaines. Que répondez-vous aux étudiants qui veulent lever le blocage ? 

On cherche à remettre en cause un système, et les partiels, c'est précisément une question qu'on remet en cause, qui sont des reliquats du système dont on veut se débarrasser. Il faut voir que le mouvement est plus large que la question des partiels. L'inquiétude, je la ressens aussi ! Je suis en master, j'ai un mémoire à rendre, je dois aller parler à mes profs et j'ai un peu peur, mais il faut se dire que la lutte va au-delà !  

Vous demandez donc des aménagements pour ces examens ? 

Bien sûr, on va rentrer en négociations ce mercredi avec la présidence de l'Université, avec une délégation de professeurs de la fac de lettres et des étudiants.