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Près de 40% de lycéens décrocheurs : "Il faut faire revenir les élèves", estime un proviseur

Le gouvernement doit présenter cet après-midi la phase 2 de son plan de déconfinement, et indiquer si les lycéens vont reprendre le chemin de leurs établissements. Nécessaire selon le syndicat des directeurs d'établissements de l'éducation nationale.

L'entrée d'un lycée à Mulhouse. Illustration.
L'entrée d'un lycée à Mulhouse. Illustration. © Radio France - Patrick Genthon

Assise sur les marches du Kindarena à Rouen, Margot est lycéenne au lycée Galilée de Franqueville-Saint-Pierre. En classe de première, elle s'estime elle même "un peu" décrocheuse : "Je suis moins les cours, oui. Mais j'ai des amis qui ont complètement décroché, ou même qui n'ont jamais accroché... Ce sont les mêmes cours qu'avant, mais on ne sent pas l'obligation de les faire, c'est la fin de l'année, les notes ne comptent pas et les bulletins sont déjà remplis..." 

Un avant et un après 11 mai

Margot entre peut-être dans les "30 à 40% de décrocheurs" évoqués par Joël Delhopital, proviseur du lycée Jean-Baptiste Decrétot à Louviers et secrétaire du Syndicat national des personnels de direction de l'éducation (SNPDEN). "Parfois c'est même plus, selon les établissements. Il y a clairement eu un avant et un après 11 mai. Au départ, les élèves étaient assez mobilisés, j'ai même été assez étonné, mais le déconfinement a été source d'un décrochage très important. On est autour de 40% d'élèves qui ne se connectent plus aux visioconférences et qui ne rendent plus de travaux. Il est important de faire revenir les élèves dans les établissements."

On ne peut pas continuer comme ça, sans rien faire...

Le SNPDEN attend donc du gouvernement qu'il rouvre rapidement les lycées. Un avis partagé par certains lycéens, comme Marie, en première au lycée Camille Saint Saëns, à Rouen : "revenir, même pour un ou deux jours par semaine, ce ne serait pas suffisant, mais ce serait mieux que rien du tout... On ne peut pas continuer comme ça, sans rien faire..." 

D'autant qu'en première, les élèves passent leur oral du bac de français, épreuve qui n'a pas, encore peut-être, été annulée : "Je ne suis pas prête ! Normalement on le bosse avec les professeurs, mais on n'a pas eu beaucoup de cours avec nos profs de français. Je n'ai pas pu assez travailler pour passer mon oral."

Une réouverture, oui, mais pas à n'importe quel prix, détaille Joël Delhopital : "Nous n'avons pas de masques, et des problèmes avec certains personnels d'entretien qui sont en arrêt. Il faut que chaque établissement gère les choses en conscience, sans précipitation." 

Contacté, le rectorat de Rouen indique être prêt à rouvrir les lycées et attend les annonces du Premier ministre cet après-midi.

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