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"Professionnellement, les directeurs d'écoles sont bipolaires"

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Par , , France Bleu Bourgogne

Trois jours après la reprise obligatoire des cours dans les écoles, une proposition de loi de la majorité votée à l'Assemblée nationale repense le statut de directrice/directeur d'école. Un texte très attendu par la profession en Côte-d'Or.

Les directeurs d'école, premiers sur le front pendant la crise sanitaire
Les directeurs d'école, premiers sur le front pendant la crise sanitaire © Maxppp - SEBASTIEN LAPEYRERE

Incroyable mais vrai. Partout en Côte-d'Or et ailleurs en France, les directrices et directeurs d'école exercent une profession qui n'existe pas officiellement dans la loi. Pas de statut juridique, pas de rémunération spécifique. D'où la satisfaction de Florent Duvernay, le secrétaire départemental du syndicat SE UNSA, de voir que les députés s'emparent du sujet.

"Professionnellement, ils sont bipolaires !"

"C'est une bonne chose qu'enfin on explique clairement ce qu'est la direction d'école. Car une journée-type pour eux, c'est d'avoir la double casquette. Certains jours, les directeurs vont être dans leur classe où ils sont enseignants, tout en ayant l'oreille attentive au téléphone qui sonne, à l'interphone qui sonne pour une livraison, pour un taxi qui vient chercher un enfant. En fait, _professionnellement ils sont bipolaires_, et c'est très compliqué. Même les journées où ils sont déchargés de leur travail d'enseignement, il y a beaucoup de mails, la relation avec les parents, la hiérarchie, la municipalité. Autrement dit, les journées sont beaucoup trop courtes pour pouvoir faire tout ce qu'il y a a faire."

Une charge de travail immense qui pèse particulièrement sur les épaules des plus fragiles. On se souvient du suicide d'une directrice d'école en Seine-saint-Denis en début d'année, affaire pour laquelle la responsabilité de l'administration est reconnue. "Il y a une véritable solitude puisque les directrices et directeurs n'ont pas de formation pour pouvoir se retrouver, et on a dans ce projet de loi quelque chose qui nous satisfait au SE UNSA, c'est la mise en place d'un _référent direction d'école dans chaque département_, qui permettra de communiquer, de prendre des informations, c'est une bonne chose." 

Plus de reconnaissance, et plus d'autonomie

Ce qui manque aux directeurs et directrices, c'est du temps et des moyens. Pour être libérés de leur activité d'enseignant, ils doivent exercer dans des écoles de grande taille.  "Il faut quand même une école d'au moins neuf ou dix classes pour avoir une décharge totale", confirme Florent Duvernay. "Donc c'est très rare. On souhaite que ces décharges augmentent pour laisser plus de temps aux directeurs de pouvoir travailler, et de ne pas être constamment dans l'urgence. Il faut aussi une reconnaissance financière, la loi propose d'augmenter les bonifications, c'est une très bonne chose. Il faut que la profession devienne réellement attractive."

Qu'elle soit plus autonome aussi : "on arrive à des choses très bizarres dans le fonctionnement actuel de l'école. Par exemple pour commander du matériel pédagogique, les équipes peuvent leu faire avec un oud deux partenaires choisis par la mairie, souvent en début d'année, puis une autre petite fois dans l'année pour utiliser le reliquat, mais c'est tout." Un manque de souplesse que le SE Unsa dénonce avec force.

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