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Éducation DOSSIER : Le plus de l'info de France Bleu Belfort Montbéliard

Quand les colonies de vacances essaient de se renouveler

lundi 11 juin 2018 à 18:19 Par Caroline Felix, France Bleu Belfort-Montbéliard

Face à la baisse de fréquentation générale des colonies de vacances, certains organismes tentent de proposer d'autres modèles. Des séjours davantage centrés sur l'investissement du participant que sur les activités. La formule fonctionne bien au Comité inter-entreprises des Trois Chênes à Belfort.

Le CIE des Trois Chênes à Belfort accueille plus d'enfants que l'année dernière (photo d'illustration)
Le CIE des Trois Chênes à Belfort accueille plus d'enfants que l'année dernière (photo d'illustration) © Maxppp - Julio Pelaez

Franche-Comté, France

En France, les colonies de vacances sont de moins en moins fréquentées.  Le nombre d'enfants participant à une colonie de vacances est passé de 1,5 million en 2008 à 1,3 million en 2015. Mais ce n'est pas le cas au CIE des Trois Chênes à Belfort, qui regroupe les entreprises du site Alstom. A rebours de la tendance nationale, ils sont 200 enfants en plus que l'année dernière à s'être inscrits pour les colonies de l'été 2018.

"Une colo, ce n'est pas juste le Club Med pour les enfants"

La fréquentation des colonies du CIE des Trois Chênes reprend après des années 90 moroses. Un succès qu'Olivier Raymond, président de l'organisme des "Vacances du Zèbre", qui propose plusieurs séjours pour le CIE, attribue à plusieurs facteurs. 

D'abord à l'investissement financier. Le CIE couvre en moyenne 75% du prix du séjour pour ses salariés. "C'est un choix financier sur l'aide aux familles, car aujourd'hui une colo coûte cher avec toute la réglementation et toutes les normes qui sont imposées.", explique Olivier Raymond. 

Mais aussi à des nouvelles formules, que développent à la fois Les vacances du Zèbre et Zigo Tours, un autre organisme de colonies du CIE. La tendance pour ces organismes est d'impliquer d'avantage les enfants et adolescents, qui doivent par exemple d'aller faire les courses, faire à manger ou parfois même choisir l'itinéraire d'un séjour. 

L'idée de partir en vacances, c'est avant tout être avec les autres, mettre en place des projets et pas uniquement être consommateur.

"Une colo, ce n'est pas juste le Club Med pour les enfants. On avait dérivé depuis les années 90 vers un consumérisme où les parents achètent une prestation, les enfants choisissent par rapport à des activités". Le président des "Vacances du Zèbre" prétend insuffler un peu plus d'éthique dans les colonies pour que les parents et enfants s'y retrouvent plus. 

Le développement de "colos solidaires" pour les ados. 

Les colonies les plus populaires chez les adolescents du CIE des Trois Chênes sont les colonies "solidaires". L'année dernière Solène 18 ans est partie en Indonésie. "On a récolté des déchets sur les plages et on aidé à relâché des tortues. C'est beaucoup plus intéressant que les colos où l'on ne fait que visiter, parce qu'il y a un réel contact avec la population. J'en ai appris beaucoup sur moi-même et sur la culture." Cet été Solène part en colo au Pérou où elle va aider à construire un système d'irrigation.