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Éducation

Rassemblement à Dijon contre la hausse des droits d'inscription pour les étudiants étrangers hors union européenne

mardi 12 mars 2019 à 16:48 Par Stéphanie Perenon, France Bleu Bourgogne

Plusieurs syndicats et associations appelaient ce mardi midi à un rassemblement contre la hausse des droits d'inscriptions pour les étudiants étrangers extra-communautaires. L'intersyndicale réclame le retrait de ce projet annoncé par le gouvernement mi-novembre.

Rassemblement ce mardi midi devant la maison de l'Université à Dijon pour dénoncer la hausse des droits d'inscription pour les étudiants étrangers hors Union européenne.
Rassemblement ce mardi midi devant la maison de l'Université à Dijon pour dénoncer la hausse des droits d'inscription pour les étudiants étrangers hors Union européenne. © Radio France - Stéphanie Perenon

Dijon, France

"Dans certaines universités, les chiffres publiés montrent déjà qu'il y a 40 à 50% d'inscriptions d'étudiants étrangers en moins" tempête Raphaël Porteilla, maître de conférences en Sciences politiques à l'université de Bourgogne et membre du FERC Sup (CGT). Comme lui une trentaine de personnes se sont retrouvées pour un rassemblement à l'appel d'une intersyndicale, ce mardi 12 mars 2019, devant la Maison de l'université sur le campus à Dijon, pour dénoncer selon cet enseignant "un projet du gouvernement inique et insupportable."

Des frais d'inscription multipliés par 16

Le projet du gouvernement, prévoit de nouveaux barèmes de droits d'inscription pour les étudiants hors union européenne. On passerait de 170 à 2770 euros pour une licence. En master, les frais actuels de 243 euros passeraient à 3770 euros. 

Inégalité devant l'accès à l'enseignement

Face à la polémique qui a suivi ces annonces mi-novembre, la ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a annoncé que la hausse ne s'appliquera pas aux doctorants. "C'est très insuffisant et c'est juste un moyen de calmer un peu la colère des universités en faisant un petit geste mais cela reste inacceptable" pour Mélyssa Donguy, étudiante en première année de Licence de Langues à Dijon, qui milite à l'UNEF Bourgogne.  Le syndicat étudiant dénonce "une mesure raciste", par la voix de son président Maximilien Provin, pour qui "ce projet pose un problème d'accès à l'université car il instaure une différence entre les étudiants."

Une richesse en moins pour l'université Française 

"C'est aussi se priver d'une richesse pour l'enseignement supérieur en France" dénonce Danielle Patinet. Cette  retraitée, a longtemps travaillé à la faculté dijonnaise, comme personnel non enseignant. Elle tenait à être présente pour ce rassemblement car elle ne comprend pas que la France, "puisse se priver d'une telle richesse car ces étudiants amènent beaucoup à la France dans des secteurs comme les Sciences et techniques, ou dans des secteurs avec un intérêt pour la société aussi bien pour la France que dans leurs pays."

Inquiétude sur l'augmentation des droits d'inscriptions pour tous les étudiants

L'intersyndicale demande donc une position claire et ferme du Conseil d’administration de l'université de Bourgogne. "Le CA a déjà laissé entendre son opposition à demi-mot au projet du gouvernement mais nous lui demandons  aujourd'hui de prendre une motion très claire dans laquelle il s'abstient d'augmenter les frais d'inscriptions pour les étudiants extra-communautaire pour l'an prochain et les années à venir." Car derrière, poursuit-il, "ce qui se cache, c'est l'augmentation des frais d'inscription pour tous les étudiants et donc un désengagement de l'État dans le supérieur". 

→Retrouvez les Idées reçues sur le sujet ce mercredi 13 mars entre 6 et 9heures, sur France Bleu Bourgogne avec Raphaël Porteilla, maître de conférence en Sciencs politiques à l'université de Bourgogne et membre du FERC Sup.