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Rassemblement à Montpellier pour la recherche publique : "L'enseignement supérieur, c'est 30% de précaires"

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Par , France Bleu Hérault

Une cinquantaine d'enseignants chercheurs se sont rassemblés ce mardi midi à Montpellier pour dénoncer la très controversée loi de programmation de la recherche, en examen ce mois ci au Parlement. Ils demandent par ailleurs des moyens massifs pour l'enseignement supérieur en cette rentrée 2020.

Une cinquantaine d'enseignants-chercheurs ont manifesté ce mardi contre le projet de loi recherche, accusé de précariser plus encore la recherche publique.
Une cinquantaine d'enseignants-chercheurs ont manifesté ce mardi contre le projet de loi recherche, accusé de précariser plus encore la recherche publique. © Radio France - Marie Ciavatti

Alors que le Parlement examine en ce moment la loi de programmation de la recherche, une cinquantaine d'enseignants chercheurs se sont rassemblés ce mardi 13 octobre à Montpellier pour exiger l'abandon du projet, accusé de fragiliser la recherche publique. Ils demandent également que soient débloqués des fonds en urgence pour cette rentrée 2020 dans les universités. 

Abandon de programmes de recherche sur les coronavirus

"Cette loi veut renforcer le principe des appels à projets, dénonce Romain Larive, enseignant chercheur à Montpellier et membre du collectif d'opposants. C'est ce système qui a conduit plusieurs équipes au début des années 2010 à stopper leurs programmes de recherche sur les coronavirus alors qu'on savait que d'autres épidémies mondiales allaient arriver. C'est la preuve que ce système ne marche pas parce que ça ne permet pas d'avoir un fonctionnement sur plusieurs dizaines d'années, ce qui est le temps de la recherche." 

"C'est la preuve que ce système ne marche pas". Romain Larive, enseignant chercheur

Le gouvernement annonce pourtant une enveloppe de 25 milliards d'euros sur une dizaine d'années. Un effet d'annonce estime le collectif : "Ça ne permet même pas d'atteindre les 1% du PIB pour la recherche publique." Il pointe aussi la précarité des enseignants chercheurs, "jusqu'à 30 voire 50% de précaires" selon Romain Larive.

"Pendant dix ans, courir après des contrats pour poursuivre sa carrière et continuer à travailler. Passer des concours pendant quatre ans pour avoir un poste... Et une fois qu'on a un poste, il faut encore candidater à des appels à projets pour espérer faire notre travail correctement."

"Courir après des contrats pour continuer à travailler". Romain Larive

Manque de postes et de moyens

Les manifestants demandent par ailleurs un effort budgétaire massif en cette rentrée 2020, sur fond de crise sanitaire et de forte hausse des effectifs dans les universités : 57.000 étudiants supplémentaires par rapport à la rentrée dernière. 

Le projet de loi de programmation de la recherche, adopté en première lecture à l'Assemblée nationale en septembre, sera examiné fin octobre au Sénat.

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