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Éducation

Réforme Blanquer : ils enterrent "l’école de la République" en petit comité à Metz

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Par , France Bleu Lorraine Nord

Des professeurs et des élèves se sont rassemblés ce mardi devant le lycée Georges de la Tour à Metz pour enterrer "l’école de la République". Un geste symbolique pour protester contre la réforme du ministre de l’Education nationale Jean Michel Blanquer.

Louis, élève en terminale ES, s'incline devant le "cercueil" de l'école de la République.
Louis, élève en terminale ES, s'incline devant le "cercueil" de l'école de la République. © Radio France - François Pelleray

Metz, France

Ce mardi, un groupe d’élèves et de professeurs du lycée Georges de la Tour à Metz se sont réunis, vêtus de noir, autour d’un faux cercueil censé représenter l’école de la République. Ils veulent ainsi protester contre la réforme Blanquer pour l’école de la confiance, qui entrera en vigueur dans les lycées en septembre prochain. Mais le mouvement a du mal à mobiliser : seulement 23 professeurs et neuf élèves ont participé à ce rassemblement, qui a duré à peine une heure. Cette mobilisation n’est cependant pas la première dans la région et même en France.

Des inquiétudes sur l'égalité des chances

Les professeurs et les élèves participants dénoncent une réforme qui n’est selon eux pas compatible avec le principe d’égalité des chances. « Ce qui me fait le plus peur, c’est l’inégalité croissante du système scolaire » explique Louis, un élève de terminale économique et sociale au lycée Georges de la Tour. Il évoque notamment les différences de budgets : « entre un lycée de Metz, un lycée de Paris ou un lycée de Bordeaux, les moyens ne seront pas les mêmes et donc, l’égalité sera inexistante ». Les inégalités seraient également accrues par le nouveau système des options, puisque les différents lycées ne proposeront pas les mêmes à leurs étudiants : « les options vont se masser dans les centres villes » affirme Enzo, lui aussi en terminale économique et sociale. 

Un devoir d’exemplarité pour les enseignants

Autre élément qui ne fait pas l’unanimité chez les enseignants : l’article 1 de cette réforme. Celui-ci dispose que les professeurs ont un « devoir d’exemplarité ». Difficile de savoir exactement ce que désigne cette notion. « Derrière l’exemplarité, on peut mettre tout ce qu’on veut » explique Alexis, professeur de sciences économiques et sociales à Georges de la Tour. Pour lui, cette « exemplarité » pourrait constituer une entrave à la liberté d’expression : « on peut imaginer que derrière, l‘administration utilise ce levier là pour nous empêcher de dire ce qu’on pense ». Pour exprimer cette crainte, les enseignants ont porté des baillons ou des scotchs noirs sur leurs bouches. 

Mais malgré ces contestations, le texte a déjà été adopté par l’Assemblée nationale en février et les sénateurs ont commencé son examen ce mardi.