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Éducation

Réforme du bac : ces élèves de 1ère de Caen ont le désagréable sentiment d'être des cobayes

Les épreuves du contrôle continu démarrent ce lundi pour le nouveau bac. Les élèves de 1ère vont plancher en histoire-géographie et langues vivants en tronc commun, et en mathématiques pour les séries technologiques. Manon et Louanne lycéennes à Caen ont le désagréable sentiment d'être des cobayes.

Manon et Louanne sont élèves en 1ère au lycée Malherbe à Caen.
Manon et Louanne sont élèves en 1ère au lycée Malherbe à Caen. © Radio France - Nolwenn Le Jeune

Caen, France

Ils suivent depuis le mois de septembre le nouveau programme de la réforme du lycée. Les élèves de Première portent bien leur nom puisqu'ils vont inaugurer la nouvelle formule du bac à compter de cette semaine. La première session d’épreuves de contrôle continu va se dérouler jusqu'à la mi mars. Trois matières sont concernées. L'histoire-géographie et les langues vivantes en épreuves communes, plus les maths pour les élèves en série technologique. Des épreuves qui comptent pour 1,67% de la note finale au bac. Mais les élèves sont inquiets et témoignent d'un véritable stress.

Louanne et Manon sont en classe de 1ère au lycée Malherbe à Caen. Et ont le sentiment d'essuyer les plâtres d'une réforme mal préparée. "Dans l'ensemble, l'idée n'est pas mauvaise, estime Louanne, c'est juste qu'ils auraient dû attendre un peu. Là on est peu jeté dans le vide, les programmes sont pas faits, les profs sont pas prêts."

Pourquoi ne pas avoir attendu un an de plus pour appliquer cette réforme, se demandent les deux jeunes filles. Une réforme, source de stress, qui s'en ressent sur les notes de Manon. Sa moyenne est passée de 15 à 11. Et elle ne se sent pas du tout prête pour les épreuves qui démarrent cette semaine. "Les informations changent tout le temps. Dès que les profs sortent de réunion, ils nous disent quelque chose. Après la réunion suivante, c'est autre chose. On est complètement perdus".

Des élèves inquiets pour leur avenir

Plus largement, Louanne s'inquiète franchement pour son avenir. "On se demande si ça ne va pas se répercuter sur nos notes et sur notre bac. Et nous, derrière, c'est notre avenir. Si nos bulletins sont faibles, nos résultats aux concours aussi. Ce sera la faute de la réforme parce qu'elle a été mal préparée."
"On a le désagréable sentiment d'être des cobayes", conclut-elle, pour une réforme qui si ça se trouve sera remplacée par autre chose dans deux ans.

Les enseignants boycottent la réforme

De leur côté, des enseignants ont décidé de boycotter ces épreuves de contrôle continu. Les sujets doivent être choisis par les enseignants dans une banque nationale. Mais bon nombre d'entre eux ne le feront pas pour dénoncer l'impréparation de cette réforme

"Nous aurions dû avoir cette banque de sujets à disposition en septembre, explique Stéphane Reignier, professeur d'histoire géo au lycée Malherbe à Caen, nous ne l'avons eue qu'en décembre ! Il y a 500 sujets dedans, comment voulez-vous qu'on ait le temps de travailler sérieusement ?

Lui et ses collègues ont décidé de boycotter la réforme, "à contrecœur, ajoute-t-il, parce qu'on ne veut pas pénaliser les élèves." Ce sont donc les inspecteurs régionaux qui choisiront à leur place.

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