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Réforme du bac : cinq enseignants démissionnent du Conseil d'administration du lycée Gaston Fébus d'Orthez

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Par , France Bleu Béarn

Pendant que leurs élèves de Première passaient ce vendredi, après deux reports, trois voire quatre épreuves communes de contrôle continu (E3C) du baccalauréat, les enseignants se sont réunis à la mairie d'Orthez pour partager leurs inquiétudes avec des parents d'élèves, tout aussi désorientés.

Réunis devant des parents d'élèves et quelques collègues d'autres lycées, les cinq enseignants ont annoncé leur décision de démissionner du Conseil d'administration ce vendredi matin.
Réunis devant des parents d'élèves et quelques collègues d'autres lycées, les cinq enseignants ont annoncé leur décision de démissionner du Conseil d'administration ce vendredi matin. © Radio France - Manon Claverie

"Remplacer des enseignants et des élèves par des gendarmes, c'est un symbole fort et inquiétant", regrette Laure, professeure de français au lycée Gaston Fébus à Orthez (Pyrénées-Atlantiques). "Nous ne pouvons pas cautionner ce simulacre de démocratie", poursuit un collègue. Voilà pourquoi les cinq élus SNES-FSU ont décidé de démissionner du Conseil d'administration du lycée. "Quelle image donne-t-on à ces jeunes ? Ils sont en train de composer dans des conditions délirantes. Ils ont été très responsables et mesurés dans leurs revendications et ce qu'on leur propose en face, c'est la gendarmerie et l'autoritarisme", s'inquiètent-ils. Un dispositif "insultant" pour des élèves dont le proviseur vante la "qualité de l'argumentaire".  

J'ai l'impression qu'on nous a redonné des oies à gaver. 

Pendant plus d'une heure, une trentaine d'enseignants et de parents d'élèves ont fait part de leur désarroi face à une réforme du bac "au profit du privé, des entreprises de soutien scolaire et de coaching, qui altère l'Ecole de la République". Beaucoup ont dénoncé des "programmes scolaires toujours plus lourds, des effectifs trop élevés dans les classes et des notions qu'ils sont contraints de saupoudrer. A 35 élèves par classe on nous demande d'enseigner les sciences au tableau alors qu'on constatait que les expériences étaient plus efficaces, notamment pour les élèves plus littéraires", regrette Christine, prof de Physique-Chimie, avant d'ajouter très émue : "J'ai l'impression qu'on nous a redonné des oies à gaver". 

Les parents d'élèves pourraient démissionner à leur tour

Face à eux les parents d'élèves sont d'autant plus inquiets : "Nos enfants se posent beaucoup de questions et nous, on ne sait plus comment les rassurer. On ne peut même plus leur dire 'bosse et ça ira', car on n'y croit plus". Certains représentants de la FCPE se posent d'ailleurs la question de démissionner à leur tour du Conseil d'administration du lycée. Ils doivent se réunir pour en discuter d'ici quelques jours. 

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