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Éducation

Réforme du bac et du lycée : une étape franchie en Bourgogne

mercredi 9 janvier 2019 à 19:47 Par Jacky Page, France Bleu Bourgogne

Une manifestation a réuni une cinquantaine d'enseignants ce mercredi devant le rectorat à Dijon. Une intersyndicale réclamait l'abrogation de la réforme des lycées alors qu'une réunion venait de se tenir sur l'un des aspects du changement : la liste des spécialités proposées à la rentrée.

Des syndicats opposés à la réforme, devant le rectorat
Des syndicats opposés à la réforme, devant le rectorat © Radio France - Jacky Page

Dijon, France

En vue de leur entrée en première en septembre, les élèves de seconde vont devoir choisir trois spécialités. Le ministère de l’Éducation a dressé une liste de 12 spécialités, chaque lycée devant en proposer au moins 7. Plus des options. Les syndicats dénoncent une réforme précipitée, qui risque selon eux d'être source d'inégalités et de concurrence entre les établissements.

Interrogations quant aux moyens

Olivier Crouzet représentait le syndicat SNES-FSU à la réunion du comité technique d'accompagnement (CTA) qui ce 9 janvier a fixé les diverses spécialités attribuées aux 77 lycées de l’académie. Il se demande si les établissements en auront les moyens : « on peut toujours annoncer un nombre important de spécialités, si les établissements n’ont pas les moyens de les financer, parce qu’il faudra forcément faire des choix dans une enveloppe contrainte, et bien les spécialités ne seront pas ouvertes, ou seront fermées très rapidement dans les années à venir ».

Marine Bignon, prof de biochimie au lycée le Castel à Dijon, estime qu'il est difficile de faire un choix, faute de lisibilité : « pour l’instant les actuels élèves de seconde n’ont aucune idée de quel parcours choisir par rapport à une éventuelle formation après le bac. Pour le coup c’est une obscurité totale, les programmes ne sont pas connus, donc les élèves ne pourront pas pour l’instant choisir en connaissance de cause ».

Débat autour de la pérennité des spécialités en première et terminale

Professeur de français au lycée Hilaire de Chardonnet à Chalon-sur-Saône, Cécile Cadoux s'interroge sur le sort d'un élève dont une spécialité ne serait pas maintenue en terminale si le quota n’est pas atteint pour que cet enseignement soit reconduit : « lui garantit-on qu’on pourra lui assurer cet enseignement ? S'il ne peut pas, il faudra qu’il choisisse une autre spécialité, donc on a trompé les parents et les élèves, il n’y a pas liberté de choix ».

Sur ce point, la rectrice Frédérique Alexandre-Bailly est formelle, ça n'arrivera pas : « il n’y a absolument aucune possibilité qu’un élève choisisse une spécialité en première, qui soit supprimée en terminale. Quand on fait un choix, on sait qu’il est maintenu pour les deux années de première et terminale ».

Pas assez d'enseignants dans certaines spécialités

Quant aux craintes formulées sur les inégalités entre établissements, dont pourraient souffrir les lycées ruraux, la rectrice affirme qu'ils ne seront pas défavorisés. Le lycée Désiré Nisard de Chatillon-sur-Seine proposera ainsi non pas 7, mais 8 spécialités, dont une de sciences de l'ingénieur. D’autres enseignements vont connaître une montée en puissance au fil des ans. Frédérique Alexandre-Bailly cite la spécialité numérique et sciences de l’informatique, « assez modeste pour la première année ». On manque en effet d’enseignants dans ce domaine : « il faut que les professeurs se forment, et donc on a prévu d’augmenter chaque année le nombre de lycées qui pourront proposer cette spécialité, au fur et à mesure de la montée en formation des professeurs ».