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Éducation

Réforme du bac : l'ancien directeur de Sciences Po Lille invité de France Bleu Nord

dimanche 28 janvier 2018 à 16:05 Par Stéphane Barbereau, France Bleu Nord

Pierre Mathiot est l'invité de France Bleu Nord ce lundi matin, à 7h50, pour évoquer la réforme du baccalauréat qu'il préconise dans son rapport remis au Ministre de l'Education Nationale.

Pierre Mathiot, lors de la remise du rapport sur la réforme du Bac au Ministre de l'Education
Pierre Mathiot, lors de la remise du rapport sur la réforme du Bac au Ministre de l'Education © Maxppp - Vincent Isore

Lille

Il veut "transformer, réhabiliter et revaloriser" le baccalauréat. Pierre Mathiot, l'ancien directeur de Sciences Po Lille, préconise une réforme ambitieuse de ce "monument" de notre système éducatif.

Le politologue, qui intervient lors des soirées électorales de France Bleu Nord, revient ce lundi matin sur ses préconisations, sur les réactions que suscite son projet. Il participera ensuite dans l'après-midi au coup d'envoi des consultations du Ministre de l'Education Nationale, Jean-Michel Blanquer, à Paris, sur ce sujet de la réforme du bac. Le projet de loi qui arrêtera définitivement les contours de la réforme sera présentée le 14 février en Conseil des Ministres pour une premier millésime du "bac nouvelle formule" en juin 2021.

Pour le Snes-FSU, un rapport guidé par un souci d'économies

Le principal syndicat d'enseignants en lycée ne ménage pas ses critiques contre ce rapport. Il y voit une logique commune à Parcoursup, la nouvelle plateforme post-bac destinée à guider les futurs bacheliers vers l'université, qui prend le relais du système APB (admission -post-bac) très critiqué pour le tirage au sort qui était mis en place dans les filières très demandées. Emilie Dooghe est la secrétaire adjointe du Snes-FSU sur Lille

Cette réforme est avant tout pilotée par l'austérité. On l'a répété : le bac coûte trop cher ou est trop lourd à organiser 

Le coût de l'organisation des épreuves est estimée chaque année à environ 80 millions d'euros. Cette enseignante-documentaliste regrette adresse cette autre critique à Pierre Mathiot : "Au lieu de réformer le bac en pensant à ce que pédagogiquement on pourrait apporter aux élèves, on part du principe qu'il faut réduire le nombre d'épreuves terminales à quatre". Les épreuves terminales représenteront 60% de la note finale, les 40% restants se feront selon un contrôle continu  :

Cela va dénaturer la valeur du bac. A partir du moment où on parle de bac maison, forcément il n'aura plus la même valeur selon son lycée

Emilie Dooghe, secrétaire-adjointe du Snes-FSU de Lille