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Réforme du lycée : des professeurs principaux démissionnent le jour de la rentrée à Caen

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Par , France Bleu Normandie (Calvados - Orne)

Rentrée perturbée au lycée Malherbe à Caen ce lundi matin où une cinquantaine de professeurs ont démissionné de leur fonction de professeur principal. Ils exigent une remise à plat de la réforme du lycée qui entre en application pour cette rentrée en classe de 1ère et de terminale.

Une cinquantaine de professeurs du lycée Malherbe de Caen ont symboliquement démissionné de leur fonction de professeur principal pour dénoncer la réforme Blanquer.
Une cinquantaine de professeurs du lycée Malherbe de Caen ont symboliquement démissionné de leur fonction de professeur principal pour dénoncer la réforme Blanquer. © Radio France - Nolwenn Le Jeune

La réforme du lycée et du bac ne passe définitivement pas. A Caen, 53 professeurs du lycée Malherbe ont décidé de démissionner de leur fonction de professeur principal ce lundi matin, jour de la rentrée. Estimant que le gouvernement est resté sourd à leurs critiques, ils estiment ne plus pouvoir faire correctement leur travail avec les élèves.

Comment assurer le suivi correct de 150 à 200 voire 300 élèves ? 

C'est tout d'abord la disparition des séries L, ES et S en 1ère qui entraîne un alourdissement des effectifs. Ajouté à cela les enseignements de spécialité, les professeurs doivent assurer le suivi de plus en plus d'élèves. "Comment demander à un prof qui a la charge de 150 à 200 voire 300 de faire un travail soigné avec eux ?" demandent-ils à la sortie d'une assemblée générale en salle des profs ce lundi matin. "Nous allons être obligés renoncer à des projets, actions, sorties ou voyages scolaires..." regrettent-ils. Le système des enveloppes de moyens horaires globalisés va aussi les contraindre à faire des choix, comme l'abandon probable de l'accompagnement personnalisé. 

Des groupes classes atomisés avec la réforme des spécialités

Avec le choix à la carte des enseignements de spécialité, les élèves ne se retrouveront plus que rarement en tronc commun. Et face à un groupe classe atomisé, la mission de professeur principal se complexifie, "ce qui va encore plus compliquer le travail de suivi et d'orientation qu'exige désormais Parcoursup". Les professeurs caennais regrettent également la précipitation dans laquelle s'est faite la réforme, et l'absence de formations pour préparer les élèves au nouveau bac. Ils dénoncent enfin le contrôle continu, "leurre absolu" selon eux, "qui va mettre les élèves en état de stress permanent, et à terme va dévaloriser le diplôme". 

"Nous refusons de montrer que l'impossible est possible"

53 ont donc symboliquement démissionné de leur fonction de professeur principal en ce lundi matin. Pour exiger aux authentique remise à plat de la réforme et la possibilité d'être vraiment entendus. "Nous refusons de montrer, une fois encore, aux élèves et à leur famille que l'impossible est possible". Tous d'accord pour dire qu'il n'est jamais souhaitable de perturber une rentrée, mais conscients d'une réalité "personne ne nous écoute". 

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