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Éducation

Réforme du lycée : "On met les élèves et leur famille dans une situation impossible"

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Par , France Bleu Lorraine Nord

Le syndicat d'enseignant SNES-FSU en Moselle réclame un moratoire sur la réforme du lycée proposée par le ministre de l'Education Nationale, et n'exclut pas une grève des enseignants pour le premier jour des épreuves du bac.

La réforme du lycée doit supprimer les filières actuelles et instaurer des spécialités
La réforme du lycée doit supprimer les filières actuelles et instaurer des spécialités © Radio France - Alexandre MARCHI

Moselle, France

"On a un ministre qui ne nous entend pas." Bruno Henry, le secrétaire académique du syndicat SNES-FSU rejette catégoriquement la réforme du lycée qui se traduira l'an prochain par la suppression des séries (L, ES et L), remplacées par des choix de spécialité. Dans certains établissements de Moselle, des enseignants mènent depuis plusieurs semaines des "actions de désobéissance" pour montrer leur désapprobation face à cette réforme.

Des secondes encore indécis sur leur avenir

"Que les élèvent aient le choix et la liberté de choisir, c'est toujours une bonne chose. Mais dans le système que propose Jean-Michel Blanquer, le choix devrait se déterminer très tôt" estime le professeur d'histoire-géographie messin, qui constate que la plupart de ses élèves de seconde ne savent pas encore exactement ce qu'ils comptent faire plus tard, et donc les spécialités à choisir. Avec le danger de regretter ce choix plus tard. "On met les élèves et leur famille dans une situation impossible."

La place des mathématiques dans cette réforme constitue un point de crispation particulier, tout comme la répartition géographique des spécialités proposées, certains établissements étant mieux dotés que d'autres. 

Grève du bac ? 

Pour Bruno Henry, il n'y a pas d'autre choix que de reporter l'application de la réforme. Quand à faire grève pour le premier jour des épreuves du bac, soit le 17 juin 2019, la question va être mise en débat. "Ce serait inédit, nous en mesurons la gravité."

Bruno Henry, le secrétaire académique du syndicat SNES-FSU